Shinmai Ossan Bôken-sha, Saikyô Party ni Shinu Hodo Kitaerarete Muteki ni Naru.

Jusqu’alors commis de guilde, Rick quitte du jour au lendemain son emploi afin de devenir aventurier à 30 ans. Malgré son âge, il va suivre pendant deux ans l’entraînement infernal du meilleur groupe de rang S, les Orichalcum Fist. Il va maintenant devoir passer les épreuves pour monter de rang, étant au rang F malgré sa nouvelle puissance.

Comme la longueur de son titre le laisse penser, cet anime s’ancrera dans la fantasy à la l’isekai (sans l’être), et dévoilera un condensé de ces codes. Mais loin d’être insipide, il le fera sous une forme sympathique qui se regardera sans mal. Prenant le système de grades d’aventurier comme base, l’histoire pose un trentenaire ayant tout lâché pour accomplir son rêve : devenir aventurier malgré son âge en suivant un entrainement spartiate. On appréciera le petit sous-texte qu’avoir trente ans n’est pas synonyme d’abandon de ses ambitions, qui sera décliné de quelques autres manières chez les autres personnages. Le scénario lui-même joue sur le décalage entre l’image de Rick et sa véritable force, ainsi que sur le côté humoristique de la présentation des diverses épreuves constituant son entraînement. Le tout aura de bonnes idées, et surtout de bons moments dans ses combats, dans leurs enjeux comme dans leur démonstration de puissance.
Les personnages sont tous bien ancrés dans leurs codes respectifs, mais seront plutôt sympathiques. Rick bien sûr par sa « reconversion » et sa volonté de poursuivre son rêve, mais aussi Angelica qui dévoilera un profil plus riche qu’elle ne laissait l’entendre et avec une belle évolution. Des mentors de Rick, on retiendra surtout Broughston par le décalage qu’il offre d’avec sa force brute. Reanette apportera quant à elle surtout des gags par sa personnalité et sa manière de dire les choses.
La technique sera un peu moyenne dans les détails, mais la réalisation dans son entièreté reste plutôt agréable. Les décors offriront plus ou moins ce qu’on en attend, mais ce seront surtout les idées de mise en scène des pouvoirs et leurs effets visuels qui seront très bien mis en valeur. Les gags jouissent également de cette mise en scène de manière sympathique.
Les musiques sont bonnes, et appuieront bien les scènes, notamment les combats dans des thèmes entrainants.
La fin livre une belle démonstration de puissance, d’abord avec Broughston face au champion dans un combat aux très jolis visuels et dont on appréciera toute la portée. Le combat de Rick ferait presque pâle figure visuellement, mais il propose toutefois une jolie petite conclusion à cet arc portée à la force des poings. Shinmai Ossan Bouken-sha est donc une petite série qu’on ne retiendra pas nécessairement, mais qui est divertissante et dont on appréciera la tournure de son scénario. Je lui mettrais un 7/10.

Episodes : 12

Ost remarquables : Un bon ed.

Un assez bon amv :

Et un assez bon amv :

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ReoNa – Replica (Traduction)

Traduction de Replica, de ReoNa, l’un des thèmes de l’anime Sword Art Online Alternative « Gun Gale Online ».

 

Je pensais que ces chaussures en verre trop petites
M’iraient bien en rabotant le talon
Les pieds nus pleins de coupures
Je ne peux danser, je ne le peux

Autant m’endormir et ne jamais me réveiller
En croquant une pomme empoisonnée, mais je ne pus l’avaler
J’avais fermé les yeux pour ne plus voir l’avenir
Pour qu’il ne m’atteigne plus

I’m wasting my days, je sacrifie mes rêves
Même cet instant qui est mien n’est qu’une imitation de quelqu’un
How do I end this game?
Si seulement tout pouvait s’arrêter et prendre fin
Et juste vivre en me laissant aller

Sur cette page immaculée délicatement ouverte
Je ne sais que dessiner, et ces jours à y penser
Sont progressivement souillés par des lignes difformes
Jusqu’à en perdre de sa superbe

I’m wasting my days, teignant mes rêves
Même cet instant dessiné n’est qu’une imitation banale
Throw it into the flames
Si seulement tout pouvait disparaitre et se consumer
Je ne fais que m’humidifier, petit à petit

I’m wasting my days, je sacrifie mes rêves
Même cet instant qui est mien n’est qu’une imitation de quelqu’un
How do I end this game?
Si seulement tout pouvait s’arrêter et prendre fin
C’est ce que j’aurais dû souhaiter, ce que j’aurais dû espérer
Mais en un souffle, mes pieds se mettent en mouvement, ceux d’une réplique


Jôzu ni hakenai garasu no shûzu ni awasete
Kakato kezutte niatta ki ni natte
Kizu darake no suashi ja
Odorenai odorenai yo

Isso nemutte samenai yô ni
Doku no ringo kajita tte nomikomenakute
Me wo tsubutteita mirai ni kizukanai yô ni
Mô kizukarenai yô ni

I’m wasting my days yume wo gisei ni shite
Te ni shita ima de sae dare ka no mozôhin de
How do I end this game?
Kono mama tomatte shimaeba owatte shimaeba ii na
Tada sô yatte yarisugoshite ikiru dake

Sotte hiraita masshiro na pêji ni
Nani wo egakô sô omoeta hibi wa
Ibitsu na sen de shidai ni yogorete itte
Miru kage mo nai darô

I’m wasting my days yume wo nuri tsubushite
Egaita ima de sae yoku aru mozôhin
Throw it into the flames
Sono mama kiete shimaeba moetsukite shimaeba ii na
Tada sô yatte jojo ni shikette iku dake

I’m wasting my days yume wo gisei ni shite
Te ni shita ima de sae dare ka no mozôhin de
How do I end this game?
Kono mama tomatte shimaeba owatte shimaeba ii na
Sô negatta hazu na noni sô nozonda hazu na noni
Ashi ha ugoite iki wo shiteiru Replica


上手に履けないガラスのシューズに合わせて
かかと削って 似合った気になって
傷だらけの素足じゃ
踊れない 踊れないよ

いっそ眠って 醒めないように
毒のリンゴ齧ったって飲み込めなくて
目を瞑っていた 未来に気づかないように
もう 気づかれないように

I’m wasting my days 夢を犠牲にして
手にした今でさえ 誰かの模造品で
How do I end this game?
このまま止まってしまえば 終わってしまえばいいな
ただそうやって やり過ごして生きるだけ

そっと開いた真っ白なページに
何を描こう そう思えた日々は
いびつな線で次第に汚れていって
見る影もないだろう

I’m wasting my days 夢を塗りつぶして
描いた今でさえ よくある模造品で
Throw it into the flames
そのまま消えてしまえば 燃え尽きてしまえばいいな
ただそうやって 徐々に湿気っていくだけ

I’m wasting my days 夢を犠牲にして
手にした今でさえ 誰かの模造品で
How do I end this game?
このまま止まってしまえば 終わってしまえばいいな
そう願ったはずなのに そう望んだはずなのに
足は動いて 息をしている Replica

The Dangers in My Heart (Excellent !)

Ichikawa est un adolescent solitaire plongé dans ses délires autour de tueurs en série pour fuir le contact des autres. Dans sa tête, il prend pour cible la fille populaire de sa classe, Yamada. Mais alors qu’il se rend à la bibliothèque comme à son habitude, cette dernière s’y trouve pour manger en cachette. Derrière ses délires adolescents, il va découvrir une personne différente de l’image qu’il s’en faisait.

The Dangers in My Heart aurait pu n’être qu’une simple comédie romantique, mais elle réussit sur bien des points où les autres échouent. On découvrira avec plaisir le quotidien d’Ichikawa au travers de son caractère introverti et sa vision renfermée sur lui-même. L’arrivée de Yamada dans sa zone de confort sera alors le début de nouvelles interactions, construisant petit à petit une relation amicale, voire plus. Et c’est le grand point fort de l’œuvre : réussir à proposer à chaque épisode une très légère évolution dans cette relation, et le faire avec une douceur et sincérité rares. Cela passera bien entendu par moult idées de situations propices à l’humour, tout en sachant garder sa part de sentimentalité. L’humour en lui-même est très réussi, jouant bien sur la timidité et le non-dit de leur relation, tout en construisant les développements au travers du burlesque. Cet équilibre entre les deux est savamment dosé, tout comme le côté hormonal d’Ichikawa qui sera présent sans être lourd ni insistant, mais au contraire bien ancré dans le contexte adolescent. Que ce soit la première ou la seconde saison, toutes deux offriront un portrait des plus attachants et empli d’une pureté sentimentale qui fait du bien à voir.
Les personnages sont tous très plaisants et bien utilisés par l’œuvre. Ichikawa offrira un protagoniste très réussi dans sa lente évolution d’asocial, découvrant l’école sous un autre jour et dépassant certaines de ses faiblesses tout en offrant des monologues d’introverti bien écrits. Yamada plaira par sa jovialité et son côté béta, mais aussi par sa facette plus mature et incertaine, dévoilant un personnage plus riche qu’on ne le pensait. Tous les autres personnages seront très attachants également, des camarades de classe hauts-en-couleur et propices aux gags aux différentes familles, et apporteront un charme certain en plus de leurs interactions.
La réalisation est également très jolie. Si les décors n’auront rien de spécial en eux-mêmes, en posant simplement le cadre quotidien, la palette de couleurs et la gestion des lumières habilleront le tout d’une superbe manière. L’importance de la mise en scène ne sera ainsi pas tant mise sur les décors, mais sur les plans des personnages et la manière dont ils s’y inscrivent, ainsi que sur l’expression de leurs émotions. L’exemple le plus parlant étant bien sûr les présentations de titre des épisodes qui viennent parfaire ces petits pas en avant, entrecoupant les plans serrés tout en emphasant la déclaration. Et ça marche à chaque fois.
Cela, car la musique vient aussi jouer son rôle à merveille en ponctuant ces scènes de leurs jolies notes, que ce soit dans les jolies mélodies pétillantes du quotidien, ou des thèmes plus décalés et entrainants. Ou simplement dans de très beaux thèmes riches en émotions et appuyant à merveille l’effervescence naissante des sentiments de l’histoire.
La fin de la saison 2 nous emmène là où on l’attendait, dans une tournure très bien amenée dans ce rapport à l’autre et des scènes très bien appuyées par la réalisation. The Dangers in My Heart est donc une comédie romantique de qualité, aussi drôle dans ses situations et gags que douce dans le portrait de ses personnages et de leurs sentiments naissants. Je lui mettrais un 8/10.

Episodes : 12 + 13

Ost remarquables : L’ost, avec la très bonne Countdown to death, la jolie Our Conversation, la belle The Shine, la jolie It Begins, la belle Restless Heart, la belle Two of Us, la bonne Shoot, la très belle True Feelings, et la jolie Can’t Stop Looking At You.

Un assez bon amv :

Et un assez bon amv :

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A Certain Scientific Accelerator

Après avoir sauvé Last Order, Accelerator garde de graves séquelles l’obligeant à rester sous surveillance à l’hôpital. Mais une mystérieuse fille possédant une photo d’un clone de Misaka et une organisation secrète vont remettre son repos à plus tard.

Nouvelle plongée dans l’univers de Toaru, cette série centrée sur Accelerator offrira à peu près ce qu’on attend d’elle. Loin d’être indispensable en elle-même, elle fera toutefois plaisir à voir par son extension de l’univers et tous les éléments qu’on y retrouve. Et qui dit Accelarator, dit bien sûr divers personnages dans des situations difficiles où il volera la vedette par ses pouvoirs et sa personnalité de « méchant ». Le scénario apportera ici des éléments sympathiques, ainsi qu’une intrigue plutôt bien menée et efficace dans son déroulement et ses rebondissements. Rien de forcément nouveau, si ce n’est le centrage sur Accelerator et sa manière de faire, mais l’ancrage dans l’univers en parallèle du reste et les enjeux suffiront à faire passer un bon moment.
On ne va pas passer en détails tous les personnages de l’œuvre (il y en a déjà trop), mais Accelerator livre ici un portrait fidèle à lui-même, laissant entrevoir des bribes d’humanité derrière son rôle assumé (ou joué) de méchant. C’est très efficace, notamment dans ses interactions avec les autres. Esther apportera un petit plus par sa présentation de la nécromancie et son parcours initiatique plus classique de ce type d’œuvre, et tout le côté émotionnel qu’elle apporte par ses liens avec les autres. Pour ce qui est du reste, on retrouve des visages secondaires connus ainsi que des nouveaux, tous apportant de bonnes choses dans les diverses situations dépeintes.
La réalisation ne sera pas mauvaise, mais pas non plus au niveau de Railgun. Les premiers épisodes offriront de jolis plans jouant sur les reflets et effets de transparence, et la mise en scène restera acceptable sur la suite en livrant ses scènes et combats de manière efficace et avec un minimum de polish. On prendra également plaisir à redécouvrir les décors de la cité, de jour comme de nuit, bien qu’on finisse souvent dans des hangars ou autres lieux assez peu intéressants visuellement.
Les musiques sont très bonnes, avec des thèmes dont le côté décalé collera très bien à l’univers et aux scènes, et d’autres proposant de jolies mélodies, en passant par de bonnes compositions d’action et de suspense bien entrainantes.
La fin est efficace, livrant ce qu’on attendait d’une bonne manière et au travers des divers personnages. A Certain Scientific Accelerator est donc un spin-off tout à fait acceptable et qui nous permettra de replonger avec plaisir dans l’univers tout en découvrant un peu plus de choses sur Accelerator et les ténèbres de la cité. Je lui mettrais un 7/10.

Episodes : 12

Ost remarquables : L’ost, avec la bonne Parole, la bonne Take a quick look, la jolie Bandage anniversary, la bonne Dark Hero, la très belle Kindness of the strongest, et la bonne Let’s go all at once!.

Un bon amv (avec spoils) :

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Fate/strange Fake

Cinq ans après la fin de la cinquième guerre du Graal au Japon, les signes en annoncent une nouvelle à Snow-Field, aux Etats-Unis. Servant et Master se rassemblent, mais cette guerre semble étrangement bien différente des précédentes dans ses anomalies.

Prenant le relais de la licence Fate, Strange Fake porte plutôt bien son nom, en bien comme en mal. Car si cette suite s’ancre bien dans l’univers, elle ne possède toutefois pas la force scénaristique de ses ainés. Cette nouvelle guerre du Graal se démarquera ainsi surtout par son absence d’un réel scénario de fond, ne livrant que des situations types entre les différents Servant et Master, sans trop s’occuper des détails. Si ce côté mystérieux et errant colle pour ainsi dire au concept de cette saison, on s’étonnera de ce vide scénaristique face au trop-plein de lore et Servants. L’histoire de cette guerre ne sera pas désagréable à suivre en elle-même, mais peinera tout de même à convaincre qu’elle est plus qu’une présentation d’un roster de jeu de combat, malgré de bonnes idées.
Les personnages font également partie du problème. D’un côté, les principaux qui n’auront qu’une once de développement pour la suite, et où seul Flat se démarque par son originalité. D’un autre, des personnages secondaires qui n’apparaissent pour ainsi dire qu’une seule fois avant d’être oubliés. Et des Servants qui vont et viennent sans trop qu’on sache pourquoi, et qui attendront de vous que vous ayez fait vos devoirs sur le lore de la série.
La réalisation est le point notable de la série, avec des décors plaisants dans son urbanisme et ses intérieurs, ainsi que ses quelques décors naturels. La mise en scène des combats se démarquera bien par sa fluidité et son sens de la démesure, ainsi que dans ses beaux effets de lumière. Elle donne aux fans ce qu’ils attendent, et ça marche bien, avec un bon nombre de jolies idées visuelles. Dommage que ces combats manquent d’enjeux.
Les musiques sont très bonnes et soutiendront à merveille l’action et le suspens de leurs thèmes épiques et ses chansons entrainantes.
La fin, pour le dire simplement, n’est que le début. Car cette saison n’est rien d’autre qu’une grosse introduction à, on espère, une suite un peu plus substantielle dans son scénario. Elle n’a donc pas la moindre finalité, si ce n’est d’ouvrir à la suite en ayant présenté les Servants et leurs pouvoirs (et quelques légères évolutions chez des personnages sur la fin), d’où le côté roster appuyé par le soin de la réalisation sur ces derniers. Bref, Fate/strange Fake n’est clairement pas à la hauteur de ses aînés, et se regardera surtout comme un grand spectacle efficace, mais qu’on oubliera presque aussitôt. Je lui mettrais un 7/10.

Episodes : 1 + 13

Ost remarquables : L’ost, avec la très bonne StrangeFake, la très bonne 3-« @ant, la très bonne Syringe, et la bonne The Coil.

Un excellent amv :

Un très bon amv (avec spoils) :

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Rôbai gakuen chûtôbu 1 nen 3 kumi – Hajimari no setsuna (Traduction)

Traduction de Hajimari no setsuna (L’évanescence d’une prémisse), de Rôbai gakuen chûtôbu 1 nen 3 kumi (Classe 3 des cinquièmes de l’académie Rôbai), qui sert d’opening à l’anime Akebi’s Sailor Uniform.

 

J’aimerais bien que le temps s’arrête
Nous ne connaissons rien de l’autre, et pourtant,
Je ne sais comment, je suis amoureuse de toi
L’évanescence d’une prémisse

Ces paysages inédits rutilent à mes yeux
Car tu y as crié mon nom
En secret, j’ai toujours pensé que
Plutôt qu’une camarade, je voulais être ton amie

Je veux te connaître, que tu me connaisses
Le carillon qui nous interrompt, ta silhouette dans le crépuscule
Je ne veux pas te dire « bye bye »

J’aimerais bien que le temps s’arrête
Nous ne connaissons rien de l’autre, et pourtant,
Je ne sais comment, je suis amoureuse de toi
L’évanescence d’une prémisse
Tu es si belle à me faire signe de la main
Que j’en oublierais de me retourner
Je ne sais comment, je suis amoureuse de toi
L’éclat d’une prémisse

L’acquiescement de tes prunelles
Est comme le mot de passe qui ouvre mon cœur
Les choses que je voulais te dire, toutes mes peines,
Elles affluent les unes après les autres jusqu’à ras bord

Je gravis la pente à en perdre haleine
L’euphorie de mon corps dépasse ma pensée
Et mon cœur bat la chamade

Je veux devenir adulte, je vacille chaque fois que je me mets sur la pointe des pieds
Cet instant, il est merveilleux
Je ne sais pourquoi, je suis si heureuse
Que les larmes me viennent

Depuis les hauteurs, le paysage ressemble à un coffre à bijoux orangé
Mais la faim m’assaille malgré tout
Et me voilà à m’esclaffer toute seule de ça
Ah, qu’est-ce que j’aimerais te parler

Je veux devenir adulte, je vacille chaque fois que je me mets sur la pointe des pieds
Cet instant, il est merveilleux
Je ne sais pourquoi, je suis si heureuse
Que les larmes me viennent

J’aimerais bien que le temps s’arrête
Nous ne connaissons rien de l’autre, et pourtant,
Je ne sais comment, je suis amoureuse de toi
L’évanescence d’une prémisse
Une évanescence sans fin


Jikan ga tomareba ii no ni natte omou yo
Mada nani mo shiranai dôshi na noni
Dôshite na no ? Mô kimi no koto ga suki
Hajimari no setsuna

Minaretenai keshiki ga kirari hikatta
Kimi ga namae wo yonde kureta kara da yo
Classmate ja naku tomodachi ni naritai
Kimi ni omotteita no hisoka ni zutto

Motto shiritai motto shitte hoshii
Hanashi saegiru chaimu yûhi ni somaru kimi
« Bye bye » tte iitakunai

Jikan ga tomareba ii no ni natte omou yo
Mada nani mo shiranai dôshi na noni
Dôshite na no ? Mô kimi no koto ga suki
Hajimari no setsuna
Ookiku te wo furu kimi ga totemo kirei de
Furikaesu koto mo wasuresou da yo
Dôshite na no ? Mô kimi no koto ga suki
Kirameki no setsuna

Aizuchi wo utteru kimi no hitomi wa
Mune no lock akeru passcode mitai
Hanashitakatta koto ga sabishikatta koto ga
Tsugi tsugi ni afurete ippai ni naru

Iki wo kirashite kakeagaru sakamichi
Kokoro wo oikoshite karada ga hashaideru
Dokidoki ga tomaranai

Otona ni naritai senobi suru tabi yureru
Ima ga hora suteki sugiru kara da yo
Dôshite na no ? Ureshii kimochi na noni
Namida ga dechau na

Takadai kara no fûkei ga oranji no hôseki bako mitai
Sore demo onaka ga suitekite
Okashikute hitori de fukidashita
Ah mô kimi ni hanashitakunatta yo

Otona ni naritai senobi suru tabi yureru
Ima ga hora suteki sugiru kara da yo
Dôshite na no ? Ureshii kimochi na noni
Namida ga dechau na

Jikan ga tomareba ii no ni natte omou yo
Mada nani mo shiranai dôshi na noni
Dôshite na no ? Mô kimi no koto ga suki
Hajimari no setsuna
Zutto tsuzuite setsuna


時間が止まれば 良いのになって思うよ
まだ何も知らない同士なのに
どうしてなの? もう君のことが好き
はじまりのセツナ

見慣れてない景色がキラリ光った
君が名前を呼んでくれたからだよ
クラスメートじゃなく 友達になりたい
君に思っていたの 密かにずっと

もっと知りたい もっと知って欲しい
話さえぎるチャイム 夕日に染まる君
“Bye bye”って言いたくない

時間が止まれば 良いのになって思うよ
まだ何も知らない同士なのに
どうしてなの? もう君のことが好き
はじまりのセツナ
大きく手を振る 君がとても綺麗で
振り返すことも忘れそうだよ
どうしてなの? もう君のことが好き
きらめきのセツナ

相槌を打ってる君の瞳は
胸のロック開ける パスコードみたい
話したかったことが 寂しかったことが
次々に溢れて いっぱいになる

息を切らして 駆けあがる坂道
心を追い越して 身体がはしゃいでる
ドキドキが止まらない

大人になりたい 背伸びする度 揺れる
今がほら 素敵すぎるからだよ
どうしてなの? 嬉しい気持ちなのに
涙が出ちゃうな

高台からの風景がオレンジの宝石箱みたい
それでもお腹は空いてきて
可笑しくてひとりで吹き出した
Ah もう君に話したくなったよ

大人になりたい 背伸びする度 揺れる
今がほら 素敵すぎるからだよ
どうしてなの? 嬉しい気持ちなのに
涙が出ちゃうな

時間が止まれば 良いのになって思うよ
まだ何も知らない同士なのに
どうしてなの? もう君のことが好き
はじまりのセツナ
ずっと続いて セツナ

Wolf’s Rain (une œuvre fascinante)

Dans le futur, les loups se sont éteints, et les humains survivent tant bien que mal à une ère glaciaire dans des villes. Une légende raconte toutefois que lorsque les loups trouveront le chemin du Paradis, cela signera la fin de ce monde. Kiba est l’un de ces derniers loups, pénétrant l’une des villes humaines. Dans celle-ci, Tsume dirige un groupe de voyous sous une forme humaine. Leurs routes, et celles d’autres loups, se croiseront ici, tous attirés par une mystérieuse fille au cœur des enjeux des Nobles.

Il est plus difficile de parler de certaines œuvres que d’autres, et Wolf’s Rain fait partie de celles qu’il est dur d’aborder dans leur grandeur et leur complexité. Car oui, pour commencer par cela, Wolf’s Rain est une œuvre marquante et riche, contant une lente et indicible fin des plus palpables, tout en étant marquée par cette poussée vers l’avant et l’avenir. Vers le mouvement. Une poussée viscérale vers un idéal, ou simplement vers autre chose. On suivra dès lors le parcours de Kiba et ses compagnons sur cette route incertaine, ceux-ci faisant face à diverses embuches et situations occasionnant diverses réflexions et doutes. Cette dépiction d’un monde qui s’éteint peu à peu se ressent bien au travers des profils présentés et de leurs motivations, sur fond, bien sûr, de l’opposition entre loups et hommes, et des Nobles entre les deux. C’est là qu’on pourra aisément se perdre dans la complexité des éléments de l’œuvre et ses niveaux de lecture. Mais même sans plonger dans une recherche de sens, le scénario nous guidera sur une route qui porte à elle seule toute l’importance de l’œuvre qui, derrière un côté sibyllin, se ressent « instinctivement ». Car derrière ces villes, ces loups, ces hommes, ces choix et évolutions, on reconnaîtra aisément les échos à notre société. Et chaque épisode nous présentera un peu plus cette diversité et complexité sous diverses formes, factices comme réelles, et tendant toutes vers une forme d’idéal et de sens.
Kiba sera bien représentatif de cela dans sa manière d’être toujours tourné vers l’avant, répondant à un appel inconnu peu importe les difficultés et choix à faire. Tsume sera au contraire marqué par une forme de réticence, d’abandon. Là ou Tôboe et Hige montreront un certain attachement humain et de groupe, tout en portant leurs propres forces et faiblesses. Sans oublier Blue, ainsi que le beau parcours de Cher et Hubb. Toutes leurs frictions et moments de fraternité marqueront des évolutions très bien menées sur le long, et dépeignant à merveille la complexité humaine de l’œuvre.
La réalisation est loin d’être en reste avec sa très belle direction artistique qui nous présente dans une parfaite beauté viciée un monde quasi en ruines. Ses grandes plaines désertes sont joliment composées, tout comme le contraste des villes et des ruines végétalisées. Sans oublier une mise en scène tout en poésie dans la beauté de ses plans, mêlant expression faciale et météo dans un tableau hypnotisant, ou dans ses silhouettes s’élançant dans la nuit. Encore une fois, le monde et sa fin y sont palpables, tout comme le mouvement et le soin de sa retranscription animale.
Les musiques de Yôko Kanno habillent avec superbe ces décors et leurs vicissitudes, renforçant davantage la poésie tragique qui s’en dégage. Les chansons seront également très belles, nous marquant sans mal de leurs mélodies et dont les chants s’emboiteront sans mal aux atmosphères.
La dernière partie est pour ainsi dire dans la suite logique du scénario (et également dans la lignée de la vague post-Evangelion et du passage aux années 2000), et est en cela très réussie. Elle n’en sera que d’autant plus marquante par son implacabilité et sa finalité, apportant ses dernières révélations tout en sonnant un glas tragique. La fin, mais également le début. Le final livre ainsi une tournure inattendue mais bienvenue dans sa portée, et toujours marquée par cet élan vers l’avant.
Wolf’s Rain n’est pas simple à aborder, et cet article ne rend que trop maigrement hommage à la saveur du scénario et de sa réalisation. Mais ce tout est clairement une expérience à voir et ressentir, laissant difficilement indifférent et offrant un conte tragique d’une richesse et complexité comme on n’en fait plus. Le témoignage d’une autre génération, d’un temps où l’on attendait la fin pour mieux recommencer. Je lui mettrais un 8,5/10.

Episodes : 30

Ost remarquables : L’ost, avec la bonne Stray, la belle Sad Moon, la bonne Paradiso, la bonne Hounds, la bonne Can you bite the hand?, la belle Sold your Soul, la bonne Strangers, la très belle Heaven’s Not Enough, la très belle Tell me What the Rain Knows, la très bonne Cloud 9, la belle Flying to you, Blue, la belle Friends, la belle Secret Garden, et la belle Gravity.

Un très bel amv (avec spoils) :

Un bon amv :

Et un bel amv (avec spoils) :

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Scarlet et l’éternité

Après la trahison de son oncle et la mort de son père, la princesse Scarlet finit au pays des morts. Des morts du passé et du futur s’y côtoient. Scarlet continue toutefois son projet de vengeance, et part en quête de son oncle pour enfin en finir. Elle fera alors la rencontre de Hijiri, un infirmier du monde moderne.

Après Belle, Mamuro Hosoda se tourne cette fois vers l’aventure épique, et toujours dans sa trajectoire propre. On reconnaitra de fait aisément sa grammaire visuelle et scénaristique. Mais au-delà de ça, Hosoda livre ici une littérale fresque visuelle, offrant de véritables tableaux à contempler dans ses compositions. Et l’analogie n’est pas anodine, car on sentira toute l’influence de divers peintre et peintures dans les différents visuels que proposera la réalisation (il suffit de voir les intérieurs). Ils seront d’une beauté impactante, nous livrant ces étendues avec un grandiose qui flattera la rétine et les échos qu’il feront remonter en nous. Et la mise en scène est loin d’être en reste, avec elle aussi ses très bonnes idées qui nous happeront sans mal dans sa poésie visuelle. Sans parler de la fluidité de sa CG dans les combats et des diverses surprises qui nous attendent.
Niveau scénario, ce ne sera clairement pas le plus marquant du réalisateur. Il est cependant loin d’être mauvais dans sa simplicité. L’univers charmera, livrant outre son histoire de surface, une sorte de Divine Comédie dans sa quête et l’errance dans ce monde des morts, au travers d’une exode et de tout le côté errance vers l’avant bien ressentie. La structure de l’histoire est assez simple, et mettra surtout l’accent sur la paix et ce qu’elle apporte, le tout au travers du parcours de Scarlet et de ses possibilités latentes, notamment dans le caractère communautaire, c’est-à-dire l’opposé de sa vengeance autocentrée. L’écriture n’est pas parfaite, mais cette quête épique et initiatique saura nous emmener à son final sans mal, en passant par des scènes impressionnantes. La naïveté de son propos en fera en quelque sorte sa force par sa sincérité, en plus de sa porté mystique.
La fin se dévoile par une très belle introduction visuelle, et propose une conclusion sans trop de surprise, mais bien tournée et aux très beaux visuels.
Scarlet et l’éternité n’est peut-être pas à la hauteur de Belle et d’autres films de Hosoda, mais offre une proposition intéressante dont la portée, outre les messages de paix, restera bien dans le carcan du réalisateur, c’est-à-dire la réalisation personnelle. Le tout dans un voyage hypnotique dans ses décors épiques et sa saveur de voyage vers l’inconnu. Au-delà de la vie, de la mort, de l’amour.

La bande-annonce :

Secrets of the Silent Witch

Monica Everett est l’une des sept sages, la seule à pouvoir faire usage de la magie sans incantation. Sa timidité maladive la pousse cependant à rester à l’écart du monde. Elle se verra alors chargée d’une mission qui mettra ses nerfs à rude épreuve : intégrer une prestigieuse académie pour protéger le second fils du roi.

Charmant par sa réalisation, Secrets of the Silent Witch livre une histoire attachante dans son quotidien et sa protagoniste. L’anime se démarquera tout de suite par sa belle direction artistique qui dépeindra de très beaux décors, intérieurs comme extérieurs, et superbement mis en valeur dans ses lumières et couleurs. Les effets lumineux des sorts sont également très jolis, tout comme les idées visuelles liées à la magie et leurs manières d’apparaître. La réalisation met également bien en scène les divers gags.
L’histoire en elle-même nous fera suivre Bocchi… je veux dire Monica, dans son nouveau quotidien scolaire où elle devra tant bien que mal s’acclimater malgré sa timidité maladive. C’est toute cette routine et ses diverses petites mésaventures humaines qui seront le centre du scénario, et qui développeront un tout attachant et drôle dans ses situations. Il y aura bien sûr quelques rebondissements et des évolutions appréciables, notamment autour du prince, mais on restera bizarrement sur notre faim. D’une part par le décalage Sage/écolière qui ne marche pas toujours ou qui manque d’une réelle utilité scénaristique, et d’autre part par un manque d’un petit quelque chose en plus, l’écriture restant assez simple malgré ses bonnes idées et ne s’aventurant jamais vraiment dans un sérieux qui lui serait bénéfique.
Les personnages sont tous assez réussis et attachants. Monica plaira bien entendu par sa timidité et ses maladresses, ainsi que par ses quelques fulgurances magiques. Ses petites évolutions feront plaisir à voir. Felix offrira une figure très appréciable dans ses interactions avec elle, l’anime jouant bien sur son statut et ses piques. Louis apportera également des pointes d’humour sympathiques. Tous les autres auront un petit rôle à jouer, notamment Cyril et sa présence de fond assez importante, bien qu’un certain nombre soit oubliable.
Les musiques sont également un très bon point de l’anime, avec de superbes thèmes très mélodieux posant de belles atmosphères, mais aussi d’autres mélodies plus légères ou s’ancrant dans le suspens et l’action.
La fin livre un épisode très réussi entre Monica et Félix, apportant de jolis développements bien amenés dans leurs formes. Si Secrets of the Silent Witch ne marquera pas forcément et manquera d’une écriture plus prononcée, il n’en reste pas moins un animé de qualité, notamment dans sa réalisation, et attachant dans son histoire. Je lui mettrais un 7/10.

Episodes : 13

Ost remarquables : L’ost, avec la belle Chinmoku no majo, la jolie Chôsen, shitemiru, la belle Oto san, la jolie Rinto, Massugu ni, la très bonne Q.E.D, un bon op, et un bon ed.

Un assez bon amv :

Un bel amv :

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Paradox Live THE ANIMATION (Sympa !)

Les Phantom Live sont des concerts de hip-pop où chaque artiste utilise le Phantom Metal pour faire le show au travers de ses émotions, créant des illusions pour le public. C’est alors que le légendaire club Paradox ressurgit de nulle part, en proposant un tournoi entre les grands groupes de la ville. La récompense pour le gagnant sera une Battle contre un duo légendaire…

Se présentant comme un animé de rap, Paradox Live sera une bonne surprise dans ses personnages et son histoire prenante. Sous couvert d’un concours de Battle, le scénario nous présentera son concept du Phantom Metal ainsi que ses divers protagonistes qu’on apprendra à connaître dans leur quotidien et l’origine de la formation de leurs groupes. Car ici, les concerts en tant que tels restent un élément assez secondaire, et l’anime le fera vite comprendre en sautant certaines prestations. On se concentre plutôt sur le vécu des personnages et les traumatismes qu’ils revivent, ainsi que toutes les interactions qu’ils peuvent avoir en dehors des lives. Et c’est bien ce qui fera le charme de l’anime avec une profondeur inattendue dans ses profils et la manière dont ils sont liés à leur musique, offrant de bons rebondissements. Le scénario en lui-même, c’est-à-dire le Paradoxe Live, restera le plus souvent en retrait, et avec des enjeux qui sortent un peu de nulle part. Il apportera toutefois une direction plutôt agréable au tout, avec quelques bonnes idées mais sans forcément totalement convaincre dans l’exécution.
Les personnages seront tous assez charismatiques et attachants à leurs manières, dans ses chara-designs hauts-en-couleur. On appréciera surtout BAE et ses membres aux profils très parlants et dont les traumatismes offriront de belles évolutions dans le scénario. On suivra Allen, Hajun, et Anne avec un plaisir que les concerts mettront bien à profit. Kanata apportera également de bons éléments dans sa psychologie, tout comme Ryû et son extravagance. Et tous apportent une petite touche qui, dans les interactions comme dans les concerts, donnera un cachet certain.
La réalisation est également réussie, dans un univers visuel plaisant. Les décors seront assez jolis, notamment grâce à une mise en scène soignée et qui ne manque pas d’idées dans ses angles comme ses effets, appuyant bien le propos et les émotions des scènes. Les concerts sont eux aussi agréables à voir, dans une CGI plutôt qualitative et une multitude d’effets visuels.
Comme nous l’avons dit, les concerts passeront souvent au second plan. Et on peut comprendre ce choix une fois les chansons entendues. Le final mis à part, on n’aura pas vraiment droit à du rap, mais plutôt de la pop ou un pastiche pas forcément inspiré. Les lives pâtiront pas mal de ce manque artistique, ce qui est bien dommage étant donné le sujet de l’anime et la qualité du reste. Les musiques de fond seront quant à elles assez variées dans leurs styles, et offriront de bonnes atmosphères.
La fin dévoile beaucoup de choses sur le pourquoi du comment, et si on appréciera d’en savoir plus, le tout manquera toujours d’un peu de contexte. Mais côté scène, on aura droit à de bons rebondissements et un final très plaisant dans sa performance et ses enjeux. Paradox Live n’est pas forcément parfait sans son scénario ni dans ses chansons, mais propose beaucoup de bonnes choses qui nous feront facilement passer outre, notamment grâce à ses personnages et leurs liens. Je lui mettrais un 7,5/10.

Episodes : 12

Ost remarquables : L’ost, avec la bonne Le sens unique, la bonne Pale Flame, la bonne Cat’s Cradle, la belle Burn Marks, la bonne Laccha Paratha, la bonne Bold Statement, la bonne Fly High!!!!, la bonne BaNG!!!!, et la bonne Last Verse.

Un bon amv :

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