Après avoir sauvé Last Order, Accelerator garde de graves séquelles l’obligeant à rester sous surveillance à l’hôpital. Mais une mystérieuse fille possédant une photo d’un clone de Misaka et une organisation secrète vont remettre son repos à plus tard.
Nouvelle plongée dans l’univers de Toaru, cette série centrée sur Accelerator offrira à peu près ce qu’on attend d’elle. Loin d’être indispensable en elle-même, elle fera toutefois plaisir à voir par son extension de l’univers et tous les éléments qu’on y retrouve. Et qui dit Accelarator, dit bien sûr divers personnages dans des situations difficiles où il volera la vedette par ses pouvoirs et sa personnalité de « méchant ». Le scénario apportera ici des éléments sympathiques, ainsi qu’une intrigue plutôt bien menée et efficace dans son déroulement et ses rebondissements. Rien de forcément nouveau, si ce n’est le centrage sur Accelerator et sa manière de faire, mais l’ancrage dans l’univers en parallèle du reste et les enjeux suffiront à faire passer un bon moment.
On ne va pas passer en détails tous les personnages de l’œuvre (il y en a déjà trop), mais Accelerator livre ici un portrait fidèle à lui-même, laissant entrevoir des bribes d’humanité derrière son rôle assumé (ou joué) de méchant. C’est très efficace, notamment dans ses interactions avec les autres. Esther apportera un petit plus par sa présentation de la nécromancie et son parcours initiatique plus classique de ce type d’œuvre, et tout le côté émotionnel qu’elle apporte par ses liens avec les autres. Pour ce qui est du reste, on retrouve des visages secondaires connus ainsi que des nouveaux, tous apportant de bonnes choses dans les diverses situations dépeintes.
La réalisation ne sera pas mauvaise, mais pas non plus au niveau de Railgun. Les premiers épisodes offriront de jolis plans jouant sur les reflets et effets de transparence, et la mise en scène restera acceptable sur la suite en livrant ses scènes et combats de manière efficace et avec un minimum de polish. On prendra également plaisir à redécouvrir les décors de la cité, de jour comme de nuit, bien qu’on finisse souvent dans des hangars ou autres lieux assez peu intéressants visuellement.
Les musiques sont très bonnes, avec des thèmes dont le côté décalé collera très bien à l’univers et aux scènes, et d’autres proposant de jolies mélodies, en passant par de bonnes compositions d’action et de suspense bien entrainantes.
La fin est efficace, livrant ce qu’on attendait d’une bonne manière et au travers des divers personnages. A Certain Scientific Accelerator est donc un spin-off tout à fait acceptable et qui nous permettra de replonger avec plaisir dans l’univers tout en découvrant un peu plus de choses sur Accelerator et les ténèbres de la cité. Je lui mettrais un 7/10.
Episodes : 12
Ost remarquables : L’ost, avec la bonne Parole, la bonne Take a quick look, la jolie Bandage anniversary, la bonne Dark Hero, la très belle Kindness of the strongest, et la bonne Let’s go all at once!.
Un bon amv (avec spoils) :
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Cinq ans après la fin de la cinquième guerre du Graal au Japon, les signes en annoncent une nouvelle à Snow-Field, aux Etats-Unis. Servant et Master se rassemblent, mais cette guerre semble étrangement bien différente des précédentes dans ses anomalies.
Prenant le relais de la licence Fate, Strange Fake porte plutôt bien son nom, en bien comme en mal. Car si cette suite s’ancre bien dans l’univers, elle ne possède toutefois pas la force scénaristique de ses ainés. Cette nouvelle guerre du Graal se démarquera ainsi surtout par son absence d’un réel scénario de fond, ne livrant que des situations types entre les différents Servant et Master, sans trop s’occuper des détails. Si ce côté mystérieux et errant colle pour ainsi dire au concept de cette saison, on s’étonnera de ce vide scénaristique face au trop-plein de lore et Servants. L’histoire de cette guerre ne sera pas désagréable à suivre en elle-même, mais peinera tout de même à convaincre qu’elle est plus qu’une présentation d’un roster de jeu de combat, malgré de bonnes idées.
Les personnages font également partie du problème. D’un côté, les principaux qui n’auront qu’une once de développement pour la suite, et où seul Flat se démarque par son originalité. D’un autre, des personnages secondaires qui n’apparaissent pour ainsi dire qu’une seule fois avant d’être oubliés. Et des Servants qui vont et viennent sans trop qu’on sache pourquoi, et qui attendront de vous que vous ayez fait vos devoirs sur le lore de la série.
La réalisation est le point notable de la série, avec des décors plaisants dans son urbanisme et ses intérieurs, ainsi que ses quelques décors naturels. La mise en scène des combats se démarquera bien par sa fluidité et son sens de la démesure, ainsi que dans ses beaux effets de lumière. Elle donne aux fans ce qu’ils attendent, et ça marche bien, avec un bon nombre de jolies idées visuelles. Dommage que ces combats manquent d’enjeux.
Les musiques sont très bonnes et soutiendront à merveille l’action et le suspens de leurs thèmes épiques et ses chansons entrainantes.
La fin, pour le dire simplement, n’est que le début. Car cette saison n’est rien d’autre qu’une grosse introduction à, on espère, une suite un peu plus substantielle dans son scénario. Elle n’a donc pas la moindre finalité, si ce n’est d’ouvrir à la suite en ayant présenté les Servants et leurs pouvoirs (et quelques légères évolutions chez des personnages sur la fin), d’où le côté roster appuyé par le soin de la réalisation sur ces derniers. Bref, Fate/strange Fake n’est clairement pas à la hauteur de ses aînés, et se regardera surtout comme un grand spectacle efficace, mais qu’on oubliera presque aussitôt. Je lui mettrais un 7/10.
Episodes : 1 + 13
Ost remarquables : L’ost, avec la très bonne StrangeFake, la très bonne 3-« @ant, la très bonne Syringe, et la bonne The Coil.
Un excellent amv :
Un très bon amv (avec spoils) :
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Traduction de Hajimari no setsuna (L’évanescence d’une prémisse), de Rôbai gakuen chûtôbu 1 nen 3 kumi (Classe 3 des cinquièmes de l’académie Rôbai), qui sert d’opening à l’anime Akebi’s Sailor Uniform.
J’aimerais bien que le temps s’arrête
Nous ne connaissons rien de l’autre, et pourtant,
Je ne sais comment, je suis amoureuse de toi
L’évanescence d’une prémisse
Ces paysages inédits rutilent à mes yeux
Car tu y as crié mon nom
En secret, j’ai toujours pensé que
Plutôt qu’une camarade, je voulais être ton amie
Je veux te connaître, que tu me connaisses
Le carillon qui nous interrompt, ta silhouette dans le crépuscule
Je ne veux pas te dire « bye bye »
J’aimerais bien que le temps s’arrête
Nous ne connaissons rien de l’autre, et pourtant,
Je ne sais comment, je suis amoureuse de toi
L’évanescence d’une prémisse
Tu es si belle à me faire signe de la main
Que j’en oublierais de me retourner
Je ne sais comment, je suis amoureuse de toi
L’éclat d’une prémisse
L’acquiescement de tes prunelles
Est comme le mot de passe qui ouvre mon cœur
Les choses que je voulais te dire, toutes mes peines,
Elles affluent les unes après les autres jusqu’à ras bord
Je gravis la pente à en perdre haleine
L’euphorie de mon corps dépasse ma pensée
Et mon cœur bat la chamade
Je veux devenir adulte, je vacille chaque fois que je me mets sur la pointe des pieds
Cet instant, il est merveilleux
Je ne sais pourquoi, je suis si heureuse
Que les larmes me viennent
Depuis les hauteurs, le paysage ressemble à un coffre à bijoux orangé
Mais la faim m’assaille malgré tout
Et me voilà à m’esclaffer toute seule de ça
Ah, qu’est-ce que j’aimerais te parler
Je veux devenir adulte, je vacille chaque fois que je me mets sur la pointe des pieds
Cet instant, il est merveilleux
Je ne sais pourquoi, je suis si heureuse
Que les larmes me viennent
J’aimerais bien que le temps s’arrête
Nous ne connaissons rien de l’autre, et pourtant,
Je ne sais comment, je suis amoureuse de toi
L’évanescence d’une prémisse
Une évanescence sans fin
Jikan ga tomareba ii no ni natte omou yo
Mada nani mo shiranai dôshi na noni
Dôshite na no ? Mô kimi no koto ga suki
Hajimari no setsuna
Minaretenai keshiki ga kirari hikatta
Kimi ga namae wo yonde kureta kara da yo
Classmate ja naku tomodachi ni naritai
Kimi ni omotteita no hisoka ni zutto
Motto shiritai motto shitte hoshii
Hanashi saegiru chaimu yûhi ni somaru kimi
« Bye bye » tte iitakunai
Jikan ga tomareba ii no ni natte omou yo
Mada nani mo shiranai dôshi na noni
Dôshite na no ? Mô kimi no koto ga suki
Hajimari no setsuna
Ookiku te wo furu kimi ga totemo kirei de
Furikaesu koto mo wasuresou da yo
Dôshite na no ? Mô kimi no koto ga suki
Kirameki no setsuna
Aizuchi wo utteru kimi no hitomi wa
Mune no lock akeru passcode mitai
Hanashitakatta koto ga sabishikatta koto ga
Tsugi tsugi ni afurete ippai ni naru
Iki wo kirashite kakeagaru sakamichi
Kokoro wo oikoshite karada ga hashaideru
Dokidoki ga tomaranai
Otona ni naritai senobi suru tabi yureru
Ima ga hora suteki sugiru kara da yo
Dôshite na no ? Ureshii kimochi na noni
Namida ga dechau na
Takadai kara no fûkei ga oranji no hôseki bako mitai
Sore demo onaka ga suitekite
Okashikute hitori de fukidashita
Ah mô kimi ni hanashitakunatta yo
Otona ni naritai senobi suru tabi yureru
Ima ga hora suteki sugiru kara da yo
Dôshite na no ? Ureshii kimochi na noni
Namida ga dechau na
Jikan ga tomareba ii no ni natte omou yo
Mada nani mo shiranai dôshi na noni
Dôshite na no ? Mô kimi no koto ga suki
Hajimari no setsuna
Zutto tsuzuite setsuna
時間が止まれば 良いのになって思うよ
まだ何も知らない同士なのに
どうしてなの? もう君のことが好き
はじまりのセツナ
見慣れてない景色がキラリ光った
君が名前を呼んでくれたからだよ
クラスメートじゃなく 友達になりたい
君に思っていたの 密かにずっと
もっと知りたい もっと知って欲しい
話さえぎるチャイム 夕日に染まる君
“Bye bye”って言いたくない
時間が止まれば 良いのになって思うよ
まだ何も知らない同士なのに
どうしてなの? もう君のことが好き
はじまりのセツナ
大きく手を振る 君がとても綺麗で
振り返すことも忘れそうだよ
どうしてなの? もう君のことが好き
きらめきのセツナ
相槌を打ってる君の瞳は
胸のロック開ける パスコードみたい
話したかったことが 寂しかったことが
次々に溢れて いっぱいになる
息を切らして 駆けあがる坂道
心を追い越して 身体がはしゃいでる
ドキドキが止まらない
大人になりたい 背伸びする度 揺れる
今がほら 素敵すぎるからだよ
どうしてなの? 嬉しい気持ちなのに
涙が出ちゃうな
高台からの風景がオレンジの宝石箱みたい
それでもお腹は空いてきて
可笑しくてひとりで吹き出した
Ah もう君に話したくなったよ
大人になりたい 背伸びする度 揺れる
今がほら 素敵すぎるからだよ
どうしてなの? 嬉しい気持ちなのに
涙が出ちゃうな
時間が止まれば 良いのになって思うよ
まだ何も知らない同士なのに
どうしてなの? もう君のことが好き
はじまりのセツナ
ずっと続いて セツナ
Dans le futur, les loups se sont éteints, et les humains survivent tant bien que mal à une ère glaciaire dans des villes. Une légende raconte toutefois que lorsque les loups trouveront le chemin du Paradis, cela signera la fin de ce monde. Kiba est l’un de ces derniers loups, pénétrant l’une des villes humaines. Dans celle-ci, Tsume dirige un groupe de voyous sous une forme humaine. Leurs routes, et celles d’autres loups, se croiseront ici, tous attirés par une mystérieuse fille au cœur des enjeux des Nobles.
Il est plus difficile de parler de certaines œuvres que d’autres, et Wolf’s Rain fait partie de celles qu’il est dur d’aborder dans leur grandeur et leur complexité. Car oui, pour commencer par cela, Wolf’s Rain est une œuvre marquante et riche, contant une lente et indicible fin des plus palpables, tout en étant marquée par cette poussée vers l’avant et l’avenir. Vers le mouvement. Une poussée viscérale vers un idéal, ou simplement vers autre chose. On suivra dès lors le parcours de Kiba et ses compagnons sur cette route incertaine, ceux-ci faisant face à diverses embuches et situations occasionnant diverses réflexions et doutes. Cette dépiction d’un monde qui s’éteint peu à peu se ressent bien au travers des profils présentés et de leurs motivations, sur fond, bien sûr, de l’opposition entre loups et hommes, et des Nobles entre les deux. C’est là qu’on pourra aisément se perdre dans la complexité des éléments de l’œuvre et ses niveaux de lecture. Mais même sans plonger dans une recherche de sens, le scénario nous guidera sur une route qui porte à elle seule toute l’importance de l’œuvre qui, derrière un côté sibyllin, se ressent « instinctivement ». Car derrière ces villes, ces loups, ces hommes, ces choix et évolutions, on reconnaîtra aisément les échos à notre société. Et chaque épisode nous présentera un peu plus cette diversité et complexité sous diverses formes, factices comme réelles, et tendant toutes vers une forme d’idéal et de sens.
Kiba sera bien représentatif de cela dans sa manière d’être toujours tourné vers l’avant, répondant à un appel inconnu peu importe les difficultés et choix à faire. Tsume sera au contraire marqué par une forme de réticence, d’abandon. Là ou Tôboe et Hige montreront un certain attachement humain et de groupe, tout en portant leurs propres forces et faiblesses. Sans oublier Blue, ainsi que le beau parcours de Cher et Hubb. Toutes leurs frictions et moments de fraternité marqueront des évolutions très bien menées sur le long, et dépeignant à merveille la complexité humaine de l’œuvre.
La réalisation est loin d’être en reste avec sa très belle direction artistique qui nous présente dans une parfaite beauté viciée un monde quasi en ruines. Ses grandes plaines désertes sont joliment composées, tout comme le contraste des villes et des ruines végétalisées. Sans oublier une mise en scène tout en poésie dans la beauté de ses plans, mêlant expression faciale et météo dans un tableau hypnotisant, ou dans ses silhouettes s’élançant dans la nuit. Encore une fois, le monde et sa fin y sont palpables, tout comme le mouvement et le soin de sa retranscription animale.
Les musiques de Yôko Kanno habillent avec superbe ces décors et leurs vicissitudes, renforçant davantage la poésie tragique qui s’en dégage. Les chansons seront également très belles, nous marquant sans mal de leurs mélodies et dont les chants s’emboiteront sans mal aux atmosphères.
La dernière partie est pour ainsi dire dans la suite logique du scénario (et également dans la lignée de la vague post-Evangelion et du passage aux années 2000), et est en cela très réussie. Elle n’en sera que d’autant plus marquante par son implacabilité et sa finalité, apportant ses dernières révélations tout en sonnant un glas tragique. La fin, mais également le début. Le final livre ainsi une tournure inattendue mais bienvenue dans sa portée, et toujours marquée par cet élan vers l’avant.
Wolf’s Rain n’est pas simple à aborder, et cet article ne rend que trop maigrement hommage à la saveur du scénario et de sa réalisation. Mais ce tout est clairement une expérience à voir et ressentir, laissant difficilement indifférent et offrant un conte tragique d’une richesse et complexité comme on n’en fait plus. Le témoignage d’une autre génération, d’un temps où l’on attendait la fin pour mieux recommencer. Je lui mettrais un 8,5/10.
Episodes : 30
Ost remarquables : L’ost, avec la bonne Stray, la belle Sad Moon, la bonne Paradiso, la bonne Hounds, la bonne Can you bite the hand?, la belle Sold your Soul, la bonne Strangers, la très belle Heaven’s Not Enough, la très belle Tell me What the Rain Knows, la très bonne Cloud 9, la belle Flying to you, Blue, la belle Friends, la belle Secret Garden, et la belle Gravity.
Un très bel amv (avec spoils) :
Un bon amv :
Et un bel amv (avec spoils) :
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Après la trahison de son oncle et la mort de son père, la princesse Scarlet finit au pays des morts. Des morts du passé et du futur s’y côtoient. Scarlet continue toutefois son projet de vengeance, et part en quête de son oncle pour enfin en finir. Elle fera alors la rencontre de Hijiri, un infirmier du monde moderne.
Après Belle, Mamuro Hosoda se tourne cette fois vers l’aventure épique, et toujours dans sa trajectoire propre. On reconnaitra de fait aisément sa grammaire visuelle et scénaristique. Mais au-delà de ça, Hosoda livre ici une littérale fresque visuelle, offrant de véritables tableaux à contempler dans ses compositions. Et l’analogie n’est pas anodine, car on sentira toute l’influence de divers peintre et peintures dans les différents visuels que proposera la réalisation (il suffit de voir les intérieurs). Ils seront d’une beauté impactante, nous livrant ces étendues avec un grandiose qui flattera la rétine et les échos qu’il feront remonter en nous. Et la mise en scène est loin d’être en reste, avec elle aussi ses très bonnes idées qui nous happeront sans mal dans sa poésie visuelle. Sans parler de la fluidité de sa CG dans les combats et des diverses surprises qui nous attendent.
Niveau scénario, ce ne sera clairement pas le plus marquant du réalisateur. Il est cependant loin d’être mauvais dans sa simplicité. L’univers charmera, livrant outre son histoire de surface, une sorte de Divine Comédie dans sa quête et l’errance dans ce monde des morts, au travers d’une exode et de tout le côté errance vers l’avant bien ressentie. La structure de l’histoire est assez simple, et mettra surtout l’accent sur la paix et ce qu’elle apporte, le tout au travers du parcours de Scarlet et de ses possibilités latentes, notamment dans le caractère communautaire, c’est-à-dire l’opposé de sa vengeance autocentrée. L’écriture n’est pas parfaite, mais cette quête épique et initiatique saura nous emmener à son final sans mal, en passant par des scènes impressionnantes. La naïveté de son propos en fera en quelque sorte sa force par sa sincérité, en plus de sa porté mystique.
La fin se dévoile par une très belle introduction visuelle, et propose une conclusion sans trop de surprise, mais bien tournée et aux très beaux visuels.
Scarlet et l’éternité n’est peut-être pas à la hauteur de Belle et d’autres films de Hosoda, mais offre une proposition intéressante dont la portée, outre les messages de paix, restera bien dans le carcan du réalisateur, c’est-à-dire la réalisation personnelle. Le tout dans un voyage hypnotique dans ses décors épiques et sa saveur de voyage vers l’inconnu. Au-delà de la vie, de la mort, de l’amour.
La bande-annonce :
Monica Everett est l’une des sept sages, la seule à pouvoir faire usage de la magie sans incantation. Sa timidité maladive la pousse cependant à rester à l’écart du monde. Elle se verra alors chargée d’une mission qui mettra ses nerfs à rude épreuve : intégrer une prestigieuse académie pour protéger le second fils du roi.
Charmant par sa réalisation, Secrets of the Silent Witch livre une histoire attachante dans son quotidien et sa protagoniste. L’anime se démarquera tout de suite par sa belle direction artistique qui dépeindra de très beaux décors, intérieurs comme extérieurs, et superbement mis en valeur dans ses lumières et couleurs. Les effets lumineux des sorts sont également très jolis, tout comme les idées visuelles liées à la magie et leurs manières d’apparaître. La réalisation met également bien en scène les divers gags.
L’histoire en elle-même nous fera suivre Bocchi… je veux dire Monica, dans son nouveau quotidien scolaire où elle devra tant bien que mal s’acclimater malgré sa timidité maladive. C’est toute cette routine et ses diverses petites mésaventures humaines qui seront le centre du scénario, et qui développeront un tout attachant et drôle dans ses situations. Il y aura bien sûr quelques rebondissements et des évolutions appréciables, notamment autour du prince, mais on restera bizarrement sur notre faim. D’une part par le décalage Sage/écolière qui ne marche pas toujours ou qui manque d’une réelle utilité scénaristique, et d’autre part par un manque d’un petit quelque chose en plus, l’écriture restant assez simple malgré ses bonnes idées et ne s’aventurant jamais vraiment dans un sérieux qui lui serait bénéfique.
Les personnages sont tous assez réussis et attachants. Monica plaira bien entendu par sa timidité et ses maladresses, ainsi que par ses quelques fulgurances magiques. Ses petites évolutions feront plaisir à voir. Felix offrira une figure très appréciable dans ses interactions avec elle, l’anime jouant bien sur son statut et ses piques. Louis apportera également des pointes d’humour sympathiques. Tous les autres auront un petit rôle à jouer, notamment Cyril et sa présence de fond assez importante, bien qu’un certain nombre soit oubliable.
Les musiques sont également un très bon point de l’anime, avec de superbes thèmes très mélodieux posant de belles atmosphères, mais aussi d’autres mélodies plus légères ou s’ancrant dans le suspens et l’action.
La fin livre un épisode très réussi entre Monica et Félix, apportant de jolis développements bien amenés dans leurs formes. Si Secrets of the Silent Witch ne marquera pas forcément et manquera d’une écriture plus prononcée, il n’en reste pas moins un animé de qualité, notamment dans sa réalisation, et attachant dans son histoire. Je lui mettrais un 7/10.
Episodes : 13
Ost remarquables : L’ost, avec la belle Chinmoku no majo, la jolie Chôsen, shitemiru, la belle Oto san, la jolie Rinto, Massugu ni, la très bonne Q.E.D, un bon op, et un bon ed.
Un assez bon amv :
Un bel amv :
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Les Phantom Live sont des concerts de hip-pop où chaque artiste utilise le Phantom Metal pour faire le show au travers de ses émotions, créant des illusions pour le public. C’est alors que le légendaire club Paradox ressurgit de nulle part, en proposant un tournoi entre les grands groupes de la ville. La récompense pour le gagnant sera une Battle contre un duo légendaire…
Se présentant comme un animé de rap, Paradox Live sera une bonne surprise dans ses personnages et son histoire prenante. Sous couvert d’un concours de Battle, le scénario nous présentera son concept du Phantom Metal ainsi que ses divers protagonistes qu’on apprendra à connaître dans leur quotidien et l’origine de la formation de leurs groupes. Car ici, les concerts en tant que tels restent un élément assez secondaire, et l’anime le fera vite comprendre en sautant certaines prestations. On se concentre plutôt sur le vécu des personnages et les traumatismes qu’ils revivent, ainsi que toutes les interactions qu’ils peuvent avoir en dehors des lives. Et c’est bien ce qui fera le charme de l’anime avec une profondeur inattendue dans ses profils et la manière dont ils sont liés à leur musique, offrant de bons rebondissements. Le scénario en lui-même, c’est-à-dire le Paradoxe Live, restera le plus souvent en retrait, et avec des enjeux qui sortent un peu de nulle part. Il apportera toutefois une direction plutôt agréable au tout, avec quelques bonnes idées mais sans forcément totalement convaincre dans l’exécution.
Les personnages seront tous assez charismatiques et attachants à leurs manières, dans ses chara-designs hauts-en-couleur. On appréciera surtout BAE et ses membres aux profils très parlants et dont les traumatismes offriront de belles évolutions dans le scénario. On suivra Allen, Hajun, et Anne avec un plaisir que les concerts mettront bien à profit. Kanata apportera également de bons éléments dans sa psychologie, tout comme Ryû et son extravagance. Et tous apportent une petite touche qui, dans les interactions comme dans les concerts, donnera un cachet certain.
La réalisation est également réussie, dans un univers visuel plaisant. Les décors seront assez jolis, notamment grâce à une mise en scène soignée et qui ne manque pas d’idées dans ses angles comme ses effets, appuyant bien le propos et les émotions des scènes. Les concerts sont eux aussi agréables à voir, dans une CGI plutôt qualitative et une multitude d’effets visuels.
Comme nous l’avons dit, les concerts passeront souvent au second plan. Et on peut comprendre ce choix une fois les chansons entendues. Le final mis à part, on n’aura pas vraiment droit à du rap, mais plutôt de la pop ou un pastiche pas forcément inspiré. Les lives pâtiront pas mal de ce manque artistique, ce qui est bien dommage étant donné le sujet de l’anime et la qualité du reste. Les musiques de fond seront quant à elles assez variées dans leurs styles, et offriront de bonnes atmosphères.
La fin dévoile beaucoup de choses sur le pourquoi du comment, et si on appréciera d’en savoir plus, le tout manquera toujours d’un peu de contexte. Mais côté scène, on aura droit à de bons rebondissements et un final très plaisant dans sa performance et ses enjeux. Paradox Live n’est pas forcément parfait sans son scénario ni dans ses chansons, mais propose beaucoup de bonnes choses qui nous feront facilement passer outre, notamment grâce à ses personnages et leurs liens. Je lui mettrais un 7,5/10.
Episodes : 12
Ost remarquables : L’ost, avec la bonne Le sens unique, la bonne Pale Flame, la bonne Cat’s Cradle, la belle Burn Marks, la bonne Laccha Paratha, la bonne Bold Statement, la bonne Fly High!!!!, la bonne BaNG!!!!, et la bonne Last Verse.
Un bon amv :
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Yohane est partie à la capitale avec le rêve de devenir chanceuse. Mais face à la dure réalité, elle retourne dans sa ville natale, où elle renouera bon gré mal gré avec ses amies d’enfance. Mais alors qu’elle souhaitait laisser son rêve de côté, elle découvre que son chant possède un certain pouvoir.
Love Live Sunshine vous manque ? Alors venez retrouver toutes les héroïnes dans un spin-off fantaisiste assez agréable. Son histoire n’a rien de très originale et restera assez classique dans ses développements. Mais ce tout est bien mené dans un parcours initiatique adolescent plaisant qui dévoilera une Yohane à la recherche de ses rêves, mais aussi sa redécouverte du quotidien de sa ville natale. Toutes ces interactions et petits évènements seront bien agréables à suivre, l’histoire plaçant évidemment des moments de chansons et chorégraphies, et s’inscrivent bien dans l’évolution de Yohane. Les petits enjeux de fond seront surtout là pour de la figuration en offrant des situations différentes et une morale dans le même ton que l’histoire.
Les personnages seront assez agréables à redécouvrir sous différentes facettes, à commencer par Yohane et son évolution qui apportera des moments de doute et de fuite très parlants dans une recherche de rêve, et dont la finalité est bien amenée. Lailaps sera en ce sens une bonne guide pour elle dans ses choix et son ouverture aux autres. Chacun des personnages permettra d’apporter un profil différent dans son caractère ou son métier, avec des idées plutôt sympathiques.
La réalisation est elle aussi assez jolie, offrant un univers coloré avec nombre d’idées visuelles dans ses éléments fantaisistes. Les décors dépeignent une jolie version de Numazu, charmant par ses couleurs et ses paysages naturels bien mis en valeur. La mise en scène sera également réussie dans son rythme et ses plans.
Les musiques sont jolies, avec des mélodies entraînantes et aux belles touches d’aventure, mais également d’autres styles venant apporter des atmosphères réussies aux scènes concernées. Les chansons sont également plutôt agréables.
La fin est dans la même veine que son scénario, très classique dans le genre mais plaisant dans sa tournure et dans ce qu’elle a construit jusque-là. Yohane the Parhelion reste du pur fan-service pour les amateurs de Love Live Sunshine, mais pourra parfaitement trouver son public chez d’autres spectateurs en délivrant un récit initiatique plutôt bien mené et charmant dans ses évolutions comme dans sa réalisation. Je lui mettrais un 7/10.
Episodes : 13
Ost remarquables : L’ost, avec la jolie Kono sekai ha uta de aru, la belle Ichiban taisetsu na omoide, la jolie Yohane no mahô, la bonne Million Dollar Sanjô!, la bonne Scarlet Delta Shutsudô, la jolie Kimi to taisetsu na yakusoku, la bonne Sunshine in the Mirror, et la bonne Far Far Away.
Un assez bon amv :
Et un assez bon amv :
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Traduction de Ref:rain d’Aimer, qui sert d’ending à l’anime Après la pluie.
Raining, une ondée d’après-midi estivale sous un parapluie
Kissing, un baiser discret sur ta joue mouillée
Je me languis encore de cette saison
Miss you, ces paysages qui s’éloignent derrière la fenêtre
Brezzing, un arc-en-ciel comme sur le point de disparaître
Si seulement demain, il pouvait ne pas pleuvoir
J’ai la tête ailleurs, un quotidien dans les nuages, là-haut
Nothing but you’re the part of me
Ca ne suffit pas
Elle ne disparait pas encore
Cette candeur de nos mains enlacées
What a good thing we lose?
What a bad thing we knew.
Ces phrases se mouilleront, sous la pluie
Mais ça ne suffit pas
Je ne peux encore le dire
Cet adieu aux rêves de ces jours décomptés
What a good thing we lose?
What a bad thing we knew.
Ca te ferait rire que je garde mes distances ?
Calling, un souffle blanc s’élève sous le ciel
Freezing, des mains engourdies par les bourrasques
Et ma faiblesse au fond de ma poche
Où que je regarde, il n’y a que ce quotidien qui s’écoule
Nothing but you’re the part of me
Je veux encore qu’elle m’atteigne
Elle est tout simplement éblouissante
Ta gentillesse dont je détourne les yeux malgré moi
I wanna sleep in your feel.
I wanna see you in the deep
Me voilà à ordonner ces phrases en poésie
Balloté par le bus sur le chemin du retour
J’ai fait ce rêve qui n’a aucune chance de se réaliser
I wanna sleep in your feel.
I wanna see you in the deep
Les saisons se répètent sans que je m’y fasse
Si je pouvais être un peu plus adulte, qu’aurais-je pu dire ?
Ca ne suffit pas
Elle ne disparait pas encore
Cette candeur de nos mains enlacées
What a good thing we lose?
What a bad thing we knew.
Ces phrases se mouilleront, sous la pluie
Mais ça ne suffit pas
Je ne peux encore le dire
Cet adieu aux rêves de ces jours décomptés
What a good thing we lose?
What a bad thing we knew.
Ca te ferait rire que je garde mes distances ?
Raining natsu no gogo ni tooriame kasa no shita
Kissing Nureta hoo ni sotto kuchizuketa
Ano kisetsu ni mada kogareteiru
Miss you mado no soto ni toozakaru keshiki tachi
Breezing niji ga mieta sug ni kiesôde
Ame ashita wa furanakereba ii
Nani mo te ni tsukazu ni uwa no sora no hibi
Nothing but you’re the part of me
Mada tarinakute
Mada kienakute
Kasaneta te no hira kara osanasa
What a good thing we lose?
What a bad thing we knew.
Sonna furêzu ni nureteku ame no naka
Tada tarinakute
Mada ienakute
Kazoeta hi no yume kara sayonara ga
What a good thing we lose?
What a bad thing we knew.
Furerarezu ni iretara waraeta kana ?
Calling shiroi iki ga maiagaru sora no shita
Freezing tsuyoi kaze ni sukoshi kajikanda te to
Yowasa wo poketto no naka ni
Doko wo miwatashitemo toorisugita hibi
Nothing but you’re the part of me
Mada furetakute
Tada mabushikute
Omowazu me wo sorashita yasashisa ni
I wanna sleep in your feel.
I wanna see you in the deep
Sonna furêzu wo narabeta shi wo ima
Ano kaerimichi basu ni furerarete
Kanau hazu mo nai yô na yume wo mita
I wanna sleep in your feel.
I wanna see you in the deep
Kurikaesu kisetsu ni narenai mama
Mô sukoshi kurai otona de iretara nante ieta darô ?
Mada tarinakute
Mada kienakute
Kasaneta te no hira kara osanasa
What a good thing we lose?
What a bad thing we knew.
Sonna furêzu ni nureteku ame no naka
Tada tarinakute
Mada ienakute
Kazoeta hi no yume kara sayonara ga
What a good thing we lose?
What a bad thing we knew.
Furerarezu ni iretara waraeta kana ?
Raining 夏の午後に 通り雨 傘の下
Kissing 濡れた頬に そっと口づけた
あの季節に まだ焦がれている
Miss you 窓の外に 遠ざかる景色たち
Breezing 虹が見えた すぐに消えそうで
雨 明日は降らなければいい
何も手につかずに 上の空の日々
Nothing but you’re the part of me
まだ 足りなくて
まだ 消えなくて
重ねた手のひらから幼さが
What a good thing we lose?
What a bad thing we knew.
そんなフレーズに濡れてく 雨の中
ただ 足りなくて
まだ 言えなくて
数えた日の夢からさよならが
What a good thing we lose?
What a bad thing we knew.
触れられずにいれたら 笑えたかな?
Calling 白い息が 舞いあがる 空の下
Freezing 強い風に 少しかじかんだ手と
弱さをポケットの中に
どこを見渡しても 通り過ぎた日々
Nothing but you’re the part of me
また 触れたくて
ただ 眩しくて
思わず目をそらした優しさに
I wanna sleep in your feel.
I wanna see you in the deep
そんなフレーズを並べた詩を 今
あの帰り道 バスに揺られて
叶うはずもない様な夢を見た
I wanna sleep in your feel.
I wanna see you in the deep
繰りかえす季節に 慣れないまま
もう少しくらい大人でいれたら 何て言えただろう?
まだ 足りなくて
まだ 消えなくて
重ねた手のひらから幼さが
What a good thing we lose?
What a bad thing we knew.
そんなフレーズに濡れてく 雨の中
ただ 足りなくて
まだ 言えなくて
数えた日の夢からさよならが
What a good thing we lose?
What a bad thing we knew.
触れられずにいれたら 笑えたかな?
Le petit-fils de Joseph, Jotaro, se retrouve en prison. Voyou et caractériel, cet emprisonnement est cependant de son propre fait. Il croit en effet être possédé par un esprit, mais ce dernier se révèle cependant être un Stand : un corps astral aux pouvoirs insoupçonnés. Et tout cela semble lié à un vieil ennemi de la famille Joestar.
Deux générations plus tard, Jojo nous revient en la personne de Jotaro, accompagné de son grand-père Joseph pour une nouvelle aventure vers l’Egypte. La série en elle-même restera plutôt bien dans le ton de son ainée, et la principale nouveauté sera ici l’adieu aux ondes pour les Stands. Et déjà sur ce point, on regrettera un peu la première saison. La première partie dépeindra ainsi le voyage des Jojos au travers des pays et avec de nouveaux camarades, le tout rythmé à chaque fois par un nouvel ennemi. On passera sur le côté très arrangeant du scénario sur l’apparition de ce dernier, pour parler des Stands eux-mêmes. L’idée en elle-même permet bien des choses et surtout du n’importe quoi ; en bon comme en mauvais (et l’addition penche plus d’un côté que de l’autre). Certains gimmick offriront des épisodes plutôt réussis à suivre, mêlant assez bien humour et tension. Mais beaucoup d’autres seront assez anecdotiques, voire pour certains un poil horripilants. Et si on parle beaucoup des Stands, c’est aussi car le scénario se résume grossièrement à ceux-ci. Les épisodes auront toujours diverses idées et situations, et même si on prendra un certain plaisir à suivre l’aventure, cette dernière manquera d’enjeux et d’entrain. Adieu les moments de bravoure, les combats sous tension et aux grands enjeux, les histoires tragiques et développements poignants. On passe du théâtre tragi-comique au Buddy-movie de série B, pour un résultat pas forcément déplaisant, mais très loin d’être à la hauteur de son ainée.
La partie 2 sera quant à elle assez décevante. D’une part par son côté redondant avec la première malgré quelques idées de Stands plutôt sympathiques, mais surtout par ses mauvais choix : un nouveau personnage qu’on n’appréciera jamais, un enchainement d’ennemis plus inintéressants les uns que les autres, et un final anticlimatique au possible. Il n’y a bien que le combat contre Vanilla Ice qui remontera un tant soit peu le niveau, avec une réelle tension, des rebondissements plus dans la veine de la première saison, et presque de beaux moments. Le reste est très oubliable.
Les nouveaux personnages ne seront en eux-mêmes pas déplaisants, mais n’offriront – du fait du scénario – pas grand-chose si ce n’est un ou deux moments d’aura pour rappeler qu’on est bien dans Jojo. Jotaro sera bizarrement l’un des personnages les plus lisses malgré ses moments de poseur, s’effaçant aisément face à un Joseph volant parfois la vedette, et à un Polnareff qui offrira son lot de bons moments. Avdol sera plus ou moins le personnage le plus réussi, mais par défaut. Kakyoin offrira un entre-deux plutôt appréciable dans son caractère. Iggy, quant à lui, aurait mieux fait de ne pas exister.
La réalisation est bien ce qui nous garde devant l’écran, sa mise en scène étant toujours riche dans ses idées, que ce soit dans le découpage, l’enchainement, les couleurs ou les atmosphères. Les décors eux-mêmes sont très plaisants et apporteront un côté dépaysant très réussi. On notera certaines idées visuelles dues aux stands qui seront également très plaisantes.
Les musiques sont plutôt bonnes et offrent une belle diversité nécessaire pour coller à toutes les sortes de scène du scénario et leurs ambiances. Si les compositions sont de qualité, on en retiendra toutefois très peu.
La fin est décevante et donnera parfaitement cette impression de « tout ça pour ça ? ». L’arrivée de Dio étant tant attendue qu’elle ne pouvait certes qu’être en dessous de nos attentes. Mais il est bien loin de celui qu’il était dans la saison 1, et son combat sera anticlimatique par le concept même des Stands. C’est assez dommage d’en finir là-dessus avec ce méchant iconique, et le final en lui-même manque d’un réel quelque chose en plus.
Bref, cette suite n’est clairement pas à la hauteur de son ainée. Son manque de scénario et d’enjeux n’est pas aidé par son nouveau concept, les méchants n’étant qu’une excuse pour une galerie de pouvoirs sans queue ni tête, malgré quelques idées réussies mais qui seront loin de sauver le navire. Si on retrouve bien l’ADN de la série, notamment dans son humour, on est loin d’y retrouver l’intérêt et le charme de l’ainée. Stardust Crusaders manque de tout, d’évolutions et de moments de bravoure, mais offre pourtant en même temps un trop-plein : celui des Stands. Je lui mettrais un 6,5/10.
Episodes : 48
Ost remarquables : L’ost, avec la jolie Setting Off, la bonne Noble Pope, la bonne Stardust Crusaders, la belle Requiem, et la belle A Message to My Friends.
Un assez bon amv (avec spoils) :
Un assez bon amv (avec spoils) :
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