Kowabon

Au travers de diverses, caméras, nous serons témoins d’étranges phénomènes autour de certaines personnes.

Petit anime d’horreur qui joue sur les caméras et écrans, le tout en rotoscopie. Les histoires auront quelques idées intéressantes dans leur déroulement et le type de dénouement, mais le tout reste assez répétitif et pas souvent convaincant. Le concept est un peu usé jusqu’à la corde, modifiant seulement la situation et le type de caméra et personnage, n’offrant au final que ce qu’on attendait, sans réelle surprise.
La rotoscopie offre un décalage plutôt réussi, qui met assez facilement dans une ambiance dérangeante, et qui propose parfois quelques idées de mise en scène, mais qui n’offrira toutefois pas grand-chose d’intéressant.
Kowabon est donc un anime proposant quelques idées, mais qui reste assez répétitif et qui manque d’originalité. Je lui mettrais un 5,5/10.

Episodes : 13

Un excellent amv :

Un très bon amv :

Amazarashi – Kyôkaisen (Traduction)

Traduction de Kyôkaisen (Frontière) de Amazarashi, qui sert de deuxième opening à l’anime 86.

 

Quels paysages ont contemplés leurs yeux ?
Le dernier éclat d’une étoile qui brillait
Serait-ce mal vu, maintenant, de me résigner ?
La nuit est sombre, chacun doit avoir une lumière

Inconnus de tous et anonymes,
Nos étincelles illuminaient vaguement
Une terre desséchée aux décombres roussis,
Et ce quotidien où tu souriais certainement

De l’autre côté de la frontière,
Je sais que mon destin est de finir oublié
Mais cette voix refuse toute reddition
Celle de mes anciens frères d’armes ? De mon propre cœur ?
Ma raison d’exister a toujours été autrui
Et si toi, si juste ta voix
Était assez proche pour me parvenir, je pense que
Cette lueur qui brille faiblement, je pourrais l’appeler « espoir »

Je ne voulais pas voir de tels paysages
Mes sanglots étouffent ma voix éplorée
Mon cri se propage : « L’autre côté me fait peur »
Et son écho poignarde des cœurs

Le bien se change facilement en violence,
Cette sentence est une justice sans pareille
Quelle que soit l’époque, c’est toujours pour protéger
Que l’on se change en bête impitoyable

De l’autre côté de la frontière,
Terrassé, plongé dans l’affliction, et pourtant toujours
Cette voix me blâme de me mentir à moi-même
Une rémanence de ma patrie ? Mon propre cœur ?
Ma raison d’exister a toujours été autrui
Et si toi, si juste ta voix
Était assez proche pour me parvenir, je pense que
Cette lueur qui brille faiblement, je pourrais l’appeler « espoir »

Cette froide résolution, ce choix de la témérité
Cette défaite cédée, ce choix du compromis
Tout cela était inévitable
C’est parce que hier m’est amer
Que je choisirai la suite, un moi que je pourrais pardonner, un aujourd’hui

De l’autre côté de la frontière,
Des gens se débattent, des gens se lamentent
Sous notre regard
Si nous faisions le choix de nous taire,
Serions-nous complices ? Aurions-nous encore l’étoffe d’êtres humains ?
La valeur de mon existence a toujours été en moi,
Et si j’embrassais
Une à une les couleurs que nous abritons chacun
Cette lueur qui brille faiblement,
Ressemblerait à un dernier ciel étoilé


Donna fûkei sono me ni utsushita
Hoshi ga tomotta saigo no mabataki
Teikan, sore mo ima to narya yabo ka
Yoru wa kurai dare mo akari wo motaneba

Dare mo shiranai nazukerarenai
Bokura no hibana ga sukoshi terashita no wa
Hikarabita tsuchi kogeta gareki
Tashika ni waratta kimi no hibi

Kyôkaisen no mukô gawa de
Wasuresarare owaru sadame sô shiri nagara
Kuppuku suru koto wo yurusanu ano koe wa
Katsute no senyû ka onore no kokoro ka
Sonzai igi wa itsu datte jibun igai
Tatoeba kimi sono koe dake
Todoku kyori naraba kasuka ni tomoru wo
Boku wa kibô datte yoberu ki ga shitanda

Konna fûkei mitaku wa nakatta
Naita koe wo fusaida nakigoe
« Mukô wa kowai » to dekai koe ga shite
Sore ga denpa shite zankyô ga hito wo sashita

Zenryô wo sobô e tayasuku kaeru
Sono hitokoe wa magirenai seigi da
Mugoi kedamono ni sugata wo kaeru no wa
Itsu no jidai mo mamoru tame

Kyôkaisen no mukô gawa de
Uchinomesarete hidan ni kurete sore demo nao
Jibun itsuwaru koto wo togameru ano koe wa
Kokyô no zanzô ka onore no kokoro ka
Sonzai igi wa itsu datte jibun igai
Tatoeba kimi sono koe dake
Todoku kyori naraba kasuka ni tomoru wo
Boku wa kibô datte yoberu ki ga shitanda

Hakujô na kestudan mo erabitotta mubô mo
Kusshita haiboku mo dakyô shita sentakushi mo
Kô narazaru wo enakatta
Kinô wo uramu kara
Tsugi koso erabunda boku ga yuruseru boku wo kyô wo

Kyôkaisen no mukô gawa de
Agaku hitobito nageku hitobito
Me ni shinagara
Chinmoku suru koto wo sentaku suru naraba
Bokura wa kyôhansha hitotarieta no ka
Sonzai kachi wa itsu datte jibun no naka
Koko ni yadoru meimei no iro
Mune ni daita nara kasuka ni tomoru hi ga
Saigo no hoshizora to doko ka niteitanda


どんな風景その目に映した
星が灯った最後の瞬き
諦観、それも今となりゃ野暮か
夜は暗い 誰も明かりを持たねば

誰も知らない 名付けられない
僕らの火花が 少し照らしたのは
干からびた土 焦げた瓦礫
確かに笑った君の日々

境界線の向こう側で
忘れさられ終わる定め そう知りながら
屈服することを許さぬあの声は
かつての戦友か 己の心か
存在意義はいつだって自分以外
例えば君 その声だけ
届く距離ならば 微かに灯る火を
僕は希望だって呼べる気がしたんだ

こんな風景見たくはなかった
泣いた声を塞いだ泣き声
「向こうは怖い」とでかい声がして
それが伝播して残響が人を刺した

善良を粗暴へ容易く変える
その一声は紛れない正義だ
惨い獣に姿を変えるのは
いつの時代も守るため

境界線の向こう側で
打ちのめされて 悲嘆に暮れて それでも尚
自分偽ることを咎めるあの声は
故郷の残像か 己の心か
存在意義はいつだって自分以外
例えば君 その声だけ
届く距離ならば 微かに灯る火を
僕は希望だって呼べる気がしたんだ

薄情な決断も 選び取った無謀も
屈した敗北も 妥協した選択肢も
こうならざるを得なかった
昨日を恨むから
次こそ選ぶんだ 僕が許せる僕を 今日を

境界線の向こう側で
足掻く人々 嘆く人々
目にしながら
沈黙することを選択するならば
僕らは共犯者 人たりえたのか
存在価値はいつだって自分の中
個々に宿る銘々の色
胸に抱いたなら 微かに灯る火が
最後の星空と どこか似ていたんだ

Fena Princess Pirate (une belle aventure)

Elevée dans une maison close, Fena Houtman rêve de s’échapper et partir à l’aventure. Cette occasion lui sera donnée par de vieilles connaissances de son enfance, Fena devant alors percer les mystères autour de sa famille, et de la terre d’Eden.

Fena Princess Pirate offre une belle aventure, au travers de superbes décors et d’une histoire très attachante et bien menée. Le scénario se dévoile comme une petite quête initiatique, livrant son lot de combats et de rebondissements réussis. Le côté chasse au trésor sera également très plaisant, offrant des scènes à l’esthétique très soignée. L’histoire de Fena elle-même sera intéressante, en offrant peu à peu des révélations qui soutiendront bien le récit et notre intérêt. Les idées ne manqueront pas dans cet univers, pour un tout qui saura plus d’une fois nous émerveiller ou nous toucher. L’humour est également au rendez-vous et très plaisant, se mêlant parfois bien aux sursauts de romance.
Les personnages sont bien attachants, à commencer par Fena qui livrera un personnage réussi et à la personnalité entrainante. Ses interactions avec le groupe et les autres personnages seront très bonnes, et son évolution sera également bien menée. Yukimaru et les autres gobelins offrent un beau panel de personnalités, et nourrissant bien leur propre intrigue. Les personnages secondaires seront aussi plutôt marquants par leurs chara-designs et personnalités bien marquées. Et surtout, un gros toutou.
La réalisation est très bonne, offrant tout d’abord de superbes décors, tant dans ses villes que dans la nature, en passant par ses quelques lieux mystérieux. Cela, notamment grâce à de très belles couleurs qui offrent de belles nuances et de jolies compositions. Certaines scènes seront marquantes par leurs effets et idées de mises en scène, dans un spectacle aussi poétique qu’enchanteur.
Les musiques de Kajiura seront très réussies, soutenant très bien les scènes et l’univers, dans des thèmes emplis de beauté ou entrainants à souhait.
La fin est très réussie, offrant une belle conclusion à l’histoire avec un sous-texte tout aussi réussi. Fena est donc un très bon anime, dont l’histoire nous entrainera sans mal, au travers d’une réalisation soignée et de superbes décors. Je lui mettrais un 8/10.

Episodes : 12

Ost remarquables : L’ost, avec la belle I was just a child, la belle Every day is a gift, la très belle Vise versa, la très bonne You have to choose your way, la jolie Dawn is breaking, ship is on the way, la jolie To find your truth, la belle Ruins, la jolie Time to sail!, la belle The land of east, un très bon op, et un bel ed.

Un superbe amv :

Un très bel amv (avec spoils) :

Et un bon amv :

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Akudama Drive (Excellent !)

Suite à un malentendu, une jeune citoyenne du Kansai se retrouve au commissariat, accusée d’arnaque. Elle est alors embarquée malgré elle dans une mission à haut risque aux côtés d’akudama, les plus grands criminels du Kansai.

Akudama Drive propose un spectacle grandiose, accompagnant une histoire réussie et très bien menée. Le scénario livre un postulat de départ assez sympa, qui proposera déjà de bonnes idées et présentant bien l’univers. S’il oscillait beaucoup entre le faux sérieux et l’humour, il montera cependant d’un cran en proposant de beaux moments de bravoure ou d’horreur, et surtout de très bons rebondissements, qui offrent à l’histoire des thèmes de fonds très efficacement utilisés. Le questionnement moral sur l’utilisation de l’autorité, et la non-binarité du bien et du mal seront très bien exposés dans des scènes marquantes, aux symboliques bien présentes. Le tout offrira un humour sympathique, et beaucoup d’idées pour son univers et ses personnages, dans un rythme très bien maitrisé qui nous laissera rarement du répit dans cette aventure hors du commun.
Cette aventure est bien sûr portée par des personnages hauts en couleur et bien pensés. Chacun ayant son domaine de prédilection, cette équipe hétérogène offrira de grands moments, tant dans leur entraide bon gré mal gré, que dans leurs oppositions grisantes. On appréciera autant l’inflexible détermination de certains, que l’humanité dissimulée d’autres, en passant par les plus sanguinaires qui, à leur manière, seront aussi attachants que détestables. Et la cohabitation de ce beau monde, en plus d’autres qui se rajouteront à ce joyeux bordel, donne une épaisseur et saveur particulières à l’univers. Les évolutions de certains seront également très réussies, soutenant à merveille l’histoire.
La réalisation est tout bonnement excellente. Les décors et tout l’univers visuel sont très beaux, fourmillant de détails et de jeux de lumière et couleurs. Entre alors la mise en scène qui sublime le tout en offrant un spectacle maitrisé dans les moindres détails, proposant des idées visuelles riches et réussies, sans jamais tomber dans l’illisible. Certains plans marqueront par leur symbolisme ou leur grandiose, là où d’autres scènes offriront de belles folies visuelles sur la fin. Les codes sont bien maitrisés également, passant sans mal de l’horreur au suspense et autres. Le tout en proposant aussi quelques jolies scènes contemplatives. Les scènes explicatives des deux mascottes sont un plus très appréciable et très bien utilisé par le scénario. On regrettera juste la censure qui aurait pu être mieux intégré.
Les musiques sont très bonnes, collant bien à l’univers et soutenant très bien l’action de leur dynamisme. Si elles offrent un très bon fond sonore aux scènes, le tout manque cependant de thèmes vraiment marquants.
La fin est magistrale, dans un épisode aussi riche que marquant. D’excellents rebondissements, des scènes visuellement de toute beauté et toujours plus folles, un chant du cygne touchant, une lueur d’espoir, et tant d’autres émotions qui nous traverserons en ce dernier épisode. Concluant à merveille l’histoire, il offre également l’apogée de ses thèmes, le tout dans un grandiose et une émotion qui font très plaisir à voir. Akudama Drive est donc un spectacle à absolument voir, proposant bien plus qu’une simple histoire de voyous, dans un univers et des personnages marquants. Je lui mettrais un 9/10.

Episodes : 12

Ost remarquables : L’ost, avec la bonne All bad guys, la bonne Akudama drive, la bonne Genkai over, la bonne Execution division, la belle Me whereabouts, la belle Marshmallow and takoyaki, la très jolie Akudama rest, la bonne Love and know the evil, la jolie My whereabouts, la bonne Isn’t it too much…, la bonne Kanto, la belle [Swindler], la très belle To the light, et un bon ed.

Un très bon amv :

Un très bon amv (avec spoils) :

Un bon amv (avec spoils) :

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La symbolique mythologique dans les animes Key

Les animes offrent parfois une grande place à la mythologie dans leurs histoires, que ce soit par leurs personnages ou le type d’aventure qu’elles racontent. Certains s’inspirent grandement de la mythologie japonaise pour créer leur univers, là où d’autres n’en présentent que certains éléments issus des connaissances générales. Le sujet est assez vaste, et nous allons donc nous concentrer sur quelques animes de Key, et sur la manière dont on peut y retrouver des éléments de la mythologie japonaise.

1. Nature VS société

Commençons par un point que l’on retrouve dans de nombreux animes : l’opposition entre la société humaine et la nature. Elle peut être plus ou moins marquée, les héros étant du côté de la nature, là où les méchants (les adultes) sont corrompus par leur société fondée sur la science. Cette structure basique est cependant employée d’une manière quelque peu différente chez Key. En effet, la nature étant l’habitat des dieux, elle est ici l’incarnation d’une certaine magie, un lieu gorgé de pouvoir où les miracles peuvent encore avoir lieu. Air offre ainsi un cadre très naturel, où la nature est omniprésente. Kanon marque quant à lui une nette distinction entre la ville et la montagne. La figure de la montagne est d’ailleurs importante, car si on parle de nature, c’est avant tout la montagne et sa forêt que l’on désigne. Ainsi, la montagne de Kanon est un lieu à part, où l’arbre de l’incident se dressait tel un antique objet de culte. L’arbre étant un objet sacré assez fréquent dans le shintô car abritant un dieu. Cette séparation entre le rationnel et l’irrationnel est également bien marquée dans Clannad. On y retrouve la « zone secrète » d’Akio, une sorte de clairière dans une petite montagne. La clairière offre déjà un lieu délimité dans lequel on peut projeter du sens, et c’est en ce lieu que courra Akio pour prier afin de sauver Nagisa. En fuyant la ville, et en s’en remettant au monde « magique » que représente la nature.

 

2. La montagne, ça vous gagne

Si la séparation entre la nature et la société est très marquée dans certains animes, ceux de Key offrent une sorte de cohabitation, tendant vers une certaine harmonie. Et le rôle d’intermédiaire entre ces deux mondes est bien sûr apporté par la symbolique des animaux. Déjà dans Air, on retrouvait le héros incarné dans un corbeau. « Parmi les oiseaux, le corbeau semble être le seul à avoir l’honneur d’être le messager des dieux [de la montagne] » (Citation de Recherches sur la croyance des dieux de la montagne de Hotta Yoshio, présente dans Les dieux de la montagne de Yoshino Hiroko). Le corbeau porte ainsi une symbolique forte, tout en étant un oiseau ancré dans le quotidien japonais. Il offre ainsi un pont parfait entre ces deux mondes. On retrouve de la même manière un autre messager des dieux dans Kanon, le renard. Et si Clannad offre principalement des décors ruraux, l’animal qui y est représenté n’en est pas moins important : le sanglier. Sanglier qui n’est pas un messager des dieux, mais bien l’un des dieux de la montagne. Botan accompagne ainsi les personnages, finissant comme mascotte du jardin d’enfants. En plus du lien avec le point précédent, Botan peut se voir comme le symbole d’une certaine innocence, ou magie de l’enfance, sa présence marquant celle de cette magie du quotidien. Enfin, si le sanglier est considéré comme l’authentique montagne, l’animal qui se substitue à lui est le chien. Chien qu’on retrouvait déjà dans Air et, d’une certaine manière, dans Rewrite.

 

3. Une nouvelle mythologie

On peut enfin se demander le rôle de ces symboles, notamment dans une société en transformation. La zone secrète d’Akio offre ainsi une piste intéressante, puisque cette montagne naturelle (et donc chargé d’une certaine magie), se voit transformer en un hôpital. Peu à peu, l’homme étend son influence, et perd par la même occasion ses grands récits et leurs signes. Ainsi, face à la perte de ces repères mythologiques dans le quotidien, à l’oubli d’une « magie » cachée dans la nature, des symboles comme Botan viennent suggérer la survivance de cette magie dans ce quotidien rural, et le réenchanter. Ne serait-ce que par l’étonnement de voir un marcassin en ville et apprivoisé. De plus, que ce soit dans Clannad ou Air, ces symboles s’attachent à des jeunes filles, reliant alors la mythologie à l’adolescence. Voire, faisant de cette dernière une nouvelle mythologie, personnelle. Un temps fantasmé de péripéties et de miracles.

 

Conclusion :

La trilogie Key de KyoAni propose ainsi un certain nombre d’éléments liés à la mythologie japonaise, notamment à la montagne et ses dieux. La relation de cette touche mythologique à l’adolescence est très présente dans les œuvres de Key, comme par exemple le purgatoire dans Angel Beats. Si ces symboles évoquent la magie de la nature et la croyance dont ils sont issus, ils sont ici bien plus au service d’une mythification de l’adolescence, et inscrivant cette dernière comme un nouveau récit fédérateur. Que l’apparition de ces symboles soit voulue ou non, elle offre un pont entre la réalité et le quotidien qui est dépeint, rendant ainsi plus réel à nos yeux la magie d’un métarécit adolescent.

Fairy Gone

Après avoir été séparé de sa meilleure amie lors de la destruction de son village, Maria Noel n’a eu de cesse de la rechercher. Pour cela, elle ira jusqu’à intégrer la pègre. Après une altercation entre son amie réapparue et un membre de Dorothea, une organisation indépendante, une fée intégrera son corps. De ce fait, elle devra rejoindre Dorothea pour avoir la vie sauve, tout en continuant à rechercher son amie.

Fairy Gone propose une histoire avec un certain nombre de bonnes idées, mais dont la densité d’informations nuira souvent au rythme. Notamment dans une première saison qui peine à nous entrainer, car ne parvenant pas à bien installer son histoire. Chose que rattrapera dans une certaine mesure la saison 2. Le scénario livrera ainsi de nombreuses informations (mais pas toujours d’une bonne manière), mettant en place un univers plutôt intéressant, et dont les intrigues se suivront assez bien dans la saison 2. Les rebondissements seront plutôt réussis et plaisants à suivre, les enjeux étant bien mis en valeur. Reste un certain arrière-goût peu plaisant venant de la saison 1, par sa réalisation et la manière dont elle échoue à offrir un récit et son contexte dans une même narration. Dans un tout qui donne tout de même un grand sentiment de déjà-vu dans ses thèmes et développements.
Les personnages offriront un panel plutôt diversifié, mais qui restera lui aussi très classique, avec des évolutions peu surprenantes et pas forcément attachantes par les dialogues qui les soutiennent. Mariya sera plutôt agréable à suivre en elle-même, notamment par son passé et son rapport à la situation du présent. D’autres sauront êtres marquant dans leurs apparitions ou intrigues.
Mais le point le plus mitigé de l’anime sera bien sa réalisation, qui peine à mettre ses personnages et son récit en valeur. Notamment, encore une fois, dans sa saison 1. La 2 offrira une réalisation un peu plus inspirée et entrainante (délaissant l’obscurité mal gérée de la première), sans cependant devenir excellente. Les combats seront ainsi assez peu marquants, peinant à faire ressentir la tension dans des plans très fixes. On aura des décors qui seront plutôt jolis pour les villes et leurs habitations, ainsi que dans des scènes arrivant à poser une certaine atmosphère. Les autres décors seront cependant assez fades dans leurs couleurs et détails, l’anime n’ayant de plus pas une mise en scène très poussée.
Les musiques sont plutôt bonnes, et offre d’un coup des ambiances presque réussies aux scènes. Les chansons seront plutôt bien utilisées et apporteront un certain dynamisme aux combats.
Si la dernière partie arrive à nous entrainer un minimum, elle restera très classique dans son déroulement, dans des dialogues peu convaincants. Fairy Gone est donc est un anime qui, malgré un univers aux points intéressants, peine à proposer un récit prenant, surtout par sa réalisation peu inspirée. Je lui mettrais un 6/10.

Episodes : 24

Ost remarquables : L’ost, avec la bonne Rodeo, la bonne Catastrophe, la bonne Stampede, la bonne Ash-like snow, la très bonne Hertzsprung gap, la jolie Halo, la belle Blowball, la belle Forest Gleam, la bonne Knock on the core, et la belle Fitcher.

Un assez bon amv :

Et un assez bon amv :

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Ririko – Sono saki e (Traduction)

Traduction de Sono saki e (Vers l’avenir) de Ririko, qui sert d’opening à l’anime Les enfants de la baleine.

 

Ô sérénité ! Ô mélodie !
Signes fugaces !
Sur cette terre au-dessus du sable,
Puissiez-vous survivre

Des fragments d’amour serrés dans ma main
De si fragiles choses,
Qui s’enveloppent de vent, vers un endroit
Tout au loin

De ce monde qui porte ses péchés
J’entends le chant de la baleine

Ô enfants qui devez embrasser votre destin, vos émotions
Puissiez-vous être guidés vers l’avant, vers l’avenir

Des milliers de voix, changeant de cap
Vers la terre promise
Des milliers de voix, en une ballade de la mer de sable

Sans montrer mes vraies larmes,
J’arrête mes pas en la solitude
Bien que je chérissais
Tout ce qu’il y a au fond de mes yeux

Je…vou…lais…chan…ter

Sachez qu’il n’y a pas d’indications
Pour la réponse que vous cherchiez,
Elle doit être établie

Encore une fois, encore une fois
Cette mélodie étouffée…

Ô enfants qui devez embrasser votre destin, vos émotions
Puissiez-vous être guidés vers l’avant, vers l’avenir

Des milliers de voix, changeant de cap
Vers la terre promise
Des milliers de voix, en une ballade de la mer de sable


Seijaku yo senritsu yo
Hakanaki shirushi yo
Sajô ni kono chi ni
Ikitsuduketa no nara

Nigirishimeta ai no nakera
Amari ni mo moroi mono de
Kaze ni tsutsumarete dokoka
Tooi tooi basho e

Tsumi wo matou sekai kara
Kujira no uta wo kiita

Unmei wo kanjô idaku beki kotachi yo
Sono saki e sono saki e michibikareta no nara

Ikusen no koe kûsô no chi e
Kaji wo kitte ikô to shita
Ikusen no koe suna no umi no baraddo

Hontô no namida miserarezu ni
Kodoku ni wa ashi wo tomeru
Hitomi no oku ni aru subete
Aishiteita noni

Uh…ta… uh…ta… uh…taitakatta

Sagashiteita kotae ni
Shirushi nado nai to michibikidasu mono da yo to
Shitte

Mô ichido mô ichido
Kakikeshita senritsu wo…

Unmei wo kanjô idaku beki kotachi yo
Sono saki e sono saki e michibikareta no nara

Ikusen no koe kûsô no chi e
Kaji wo kitte ikô to shita
Ikusen no koe suna no umi no baraddo


静寂よ 旋律よ
儚き印よ
砂上に この地に
生き続けたのなら

握りしめた 愛のカケラ
あまりにも 脆いもので
風に包まれて どこか
遠い遠い場所へ

罪を纏う世界から
鯨の歌を聴いた

運命を 感情を 抱くべき子たちよ
その先へ その未来へ 導かれたのなら

幾千の声 空想の地へ
舵を切って行こうとした
幾千の声 砂の海の譚歌

本当の涙 見せられずに
孤独には 足を止める
瞳の奥にある すべて
愛していたのに

uh…ta… uh…ta… uh…taitakatta

探していた答えに
印などないと 導き出すものだよと
知って

もう一度 もう一度
かき消した旋律を…

運命を 感情を 抱くべき子たちよ
その先へ その未来へ 導かれたのなら

幾千の声 空想の地へ
舵を切って行こうとした
幾千の声 砂の海の譚歌

A3!

Suite à une lettre lui demandant de l’aide, la fille de l’ancien directeur d’un théâtre va tenter de remettre sur pied ce dernier. Pour cela, elle va devoir recruter et former des membres pour chaque saison. Et tous auront leurs propres raisons de se lancer dans le théâtre.

A3! est un anime à l’histoire et à la structure très classiques, mais qui se regardera plutôt bien. Le côté joyeux de la première troupe offrira un bon point de départ, et ouvrira une histoire centrée sur ses personnages et leurs relations, avec pour point culminant la représentation de la pièce. Certaines idées seront assez bonnes là où d’autres comme du surnaturel laisseront plus sceptique. Chacune des troupes aura ses difficultés et ses propres liens, et chacune seront le théâtre de quelques développements qui ne feront pas tâches, mais qui seront assez peu souvent marquants. Si chaque représentation finale offre un très bon moment, l’affect sera très différent selon les troupes et le développement des personnages.
Cela, car les personnages sont très archétypés, autant dans leurs apparences que leurs personnalités, offrant des personnages assez peu approfondis pour les deux premières troupes. La troupe de l’automne aura droit à des développements plus marqués qui offriront quelques jolies scènes via les portraits. De ce fait, on oubliera assez vite certains personnages, voire certaines troupes entières, au contraire de ceux qui auront la chance d’avoir un développement. Si tous offrent une jolie cohésion et de bons moments, ils n’offriront rien de plus.
Les décors seront assez peu variés, et pas des plus jolis. La mise en scène ne sera pas mauvaise, proposant quelques idées réussies, mais sans rien de plus. On notera les costumes bien réussis, ainsi que quelques bons effets de lumière, mais on est bien loin de ce que peut proposer PA Works (certes, c’est ici une collaboration).
Les musiques seront sûrement le meilleur point de l’anime, proposant de très jolis thèmes qui, à eux seuls, suffisent à poser de belles atmosphères et réussissent à nous plonger dans certaines scènes.
La fin est sympathique, proposant un final dans la lignée de ce que proposait l’histoire. A3! est donc un anime loin d’être mauvais, mais qu’il faudra prendre pour ce qu’il est : un divertissement sympathique et rien de plus. Je lui mettrais un 7/10.

Episodes : 24

Ost remarquables : L’ost, avec la jolie Theme of Homare, la très jolie Please make us bloom!, la jolie Where I belong, la belle Step into spring, la belle Sunday in april, la belle Mankai sengen (ballad ver.), la jolie Bloom, la jolie Those days, la très jolie Starting pistol, la bonne When the swords meet, et un bon ed 3.

Un assez bon amv :

Et un assez bel amv :

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Andô Yûko – Wasuremono no mori (Traduction)

Traduction de Wasuremono no mori (La forêt des oublis) d’Andô Yûko, qui sert d’ending à l’anime Gilgamesh.

 

Les traces
Que tu avais disséminées
Aujourd’hui,
Il n’en reste aucunes
Maintenant, il ne reste que moi
Sans plus aucune attache

Du temps a passé, m’a été donné
Si j’avais une place à moi
Je voudrais qu’y fleurisse
Une fleur
Qui te ressemble

Oui,
Le sourire dont je rêvais s’en est allé avec toi
Maintenant
Ici
Seul
Mais ce paysage est trop doux, un peu comme si je pourrais t’y rencontrer

L’avenir est piégé dans l’envoutement des « et si »
Mes pas étaient figés
Mais je veux vivre,
Je voudrais que quelqu’un le sache

Tu m’avais dit
Que tu étais sans attache
Marchant tous les deux côte à côte,
Nous nous attachions sans cesse

Du temps a passé, et si
Je pouvais vivre alors que tout avait disparu
Je voudrais que fleurisse
Une fleur
Qui te ressemble

Dis-moi,
Un jour viendra sûrement où
Je pourrais oublier et sourire
Mais pardonne-moi par ces simples mots,
Que tout le chemin qui nous a liés est bien ici

Je veux continuer avec toi
Mais je veux vivre,
Je voudrais que quelqu’un le sache


Anata ga chitta
Ato wa ima mo
Nanni mo nai
Hitori de nokoru watashi mo ima wa
Nenashigusa

Toki ga sugi yurusarete watashi ni
Ibasho ga aru no nara
Anata ni
Nita hana ga
Sakeba ii


Yume mita egao ga kimi wo mo tsuresari
Ima
Koko ni
Hitori
Demo keshiki wa yasashi sugite nandaka kimi ni aeru yô de

Mirai wa moshimo no jubaku ni toware
Ashi wo todometeita
Demo ikiteitai no
Dareka ni tsutaeteitai no

Anata wa itta
« Atashi wa tada no nenashigusa da » to
Narande aruku futari wa itsumo
Nezashiteita

Toki ga sugi subete ga
Kietemo ikiteirareru nara
Anata ni
Nita hana ga
Sakeba ii

Nee
Itsuka wa waratte wasureteirareru hi mo
Aru darô kedo
« Futari ga nezashita michi dake wa koko ni aru hazu darô » to
Sore dake no kotoba de boku wo yurushite

Kimi to susumitai yo
Demo ikiteitai no
Dareka ni tsutaeteitai no


あなたが散った
跡は 今も
なんにもない
独りで残る 私も 今は
根無し草

時が過ぎ許されて 私に
居場所があるのなら
あなたに
似た 花が
咲けばいい

そう
夢見た笑顔が君をも連れ去り

ココに
独り
でも 景色は優しすぎて 何だか 君に 会えるようで

未来がもしもの呪縛に囚われ
足を止めていた
でも 生きていたいの
誰かに 伝えていたいの

あなたは言った
「あたしは唯の根無し草だ」と
並んで歩く 二人はいつも
根ざしていた

時が過ぎ全てが
消えても生きていられるなら
あなたに
似た 花が
咲けばいい

ねえ
いつかは笑って 忘れていられる日も
あるだろうけど
「二人が根ざした道だけはココにあるはずだろう」と
それだけの言葉で僕を許して

君と進みたいよ
でも 生きていたいの
誰かに 伝えていたいの